Zone économique spéciale de Pointe-Noire : une société danoise veut investir dans la production des engrais

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L’ouverture de l’usine des engrais agricoles va coûter 2,5 milliards de dollars américains, soit environ 1 410 milliards de FCFA. Le protocole d’accord a été signé, le 13 septembre à Brazzaville, entre le gouvernement et la société Haldor Topsoe.

La production de l’ammoniac nécessaire à la fabrication des engrais agricoles sera assurée, en réalité, par la société locale MGI internationale spécialisée dans la fourniture d’énergie électrique et la danoise Haldor Topsoe. La première fournira du gaz naturel à la seconde qui se chargera de produire des fertilisants puis de fabriquer des engrais mélangés et l’urée.

Le démarrage des chantiers proprement dit n’est pas attendu avant 2022, puisque les études de faisabilité vont durer six mois et la phase de construction nécessitera au moins trois ans. Pour essayer de minimiser les coûts de transport, la future usine sera installée proche d’un port qui puisse accueillir les bateaux avec un tirant d’eau de quatorze mètres.    

Le Congo vient de marquer un pas important dans son processus de diversification de l’économie, se sont alors félicités le ministre d’Etat, ministre de l’Economie, de l’industrie et du portefeuille public, Gilbert Ondongo, et son collègue des Hydrocarbures, Jean-Marc Thystère Tchicaya. « C’est un premier pas dans l’implantation de l’usine, son exploitation ainsi que la pérennisation de ses activités. Le gouvernement invite donc les partenaires à se déployer sans tarder », a insisté Gilbert Ondongo.

Une telle usine a déjà été expérimentée avec succès en Inde, au Pakistan et au Bangladesh. Elle a favorisé dans ces pays une révolution agricole, « Green revolution ».  Les autorités congolaises espèrent, à terme de ce projet, créer cinq mille emplois directs pendant la phase de construction, mille emplois directs et dix mille autres indirects lors de la phase d’exploitation.

Pour les deux sociétés partenaires, l’usine en perspective facilitera aussi le transfert de technologies et de savoir-faire. Selon le coordonnateur du projet, Paul Marie Taty-Mouanda, il s’agit d’un procédé technologique et chimique permettant de transformer le gaz naturel pour produire de l’ammoniac qui va servir à fabriquer des engrais. Il en appelle au soutien du gouvernement pour la concrétisation du chantier qui va répondre au besoin du marché local, des marchés sous- régionaux et internationaux.

Notons qu’une bonne partie du financement sera assurée grâce à un emprunt bancaire garanti par l’institution danoise IKF. Seulement un tiers du chantier sera financé par les participants au capital du projet et soutenu par l’institution danoise IFU.

Légendes et crédits photo : 

Échanges de parapheurs entre les deux parties

Source : http://www.adiac-congo.com/

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