Yémen: intensification des combats à Sanaa entre les anciens alliés

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Au lendemain de l’annonce de l’ex-président yéménite Ali Abdallah Saleh qui s’est dit prêt au dialogue pour mettre un terme à un conflit qui dure depuis maintenant plus de deux ans, les combats font rage entre les partisans de l’ancien chef d’Etat et ses anciens alliés les rebelles Houthis soutenus par l’Iran.

Les affrontements entre ces deux composantes de la rébellion yéménite ont débuté avant qu’Ali Abdallah Saleh ne tende la main à l’Arabie saoudite en vue d’éventuelles discussions, mais ils se sont intensifiés depuis, preuve que cette alliance de circonstance est définitivement enterrée. Même la coalition dirigée par l’Arabie Saoudite aurait décidé de prêter main forte aux troupes de l’ancien président.

Depuis ce samedi, les habitants de Sanaa constatent une recrudescence des opérations avec notamment le déploiement de forces supplémentaires de la part des partisans d’Ali Abdallah Saleh. Selon l’Agence France-Presse qui a pu obtenir des témoignages sur place, les habitants vivent barricadés chez eux, craignant les snipers et des bombardements.

Les corps des victimes des combats de ces derniers jours gisent toujours au même endroit, preuve de la violence des combats et des risques encourues en empruntant les rues. Le ministère de l’Education a annoncé l’annulation des cours pour ce dimanche, jour de reprise des cours. Les magasins, selon l’AFP toujours, sont également fermés.

Le conflit yéménite est en train de se muer en guerre urbaine selon les habitants de la capitale: les troupes de l’ancien président yéménite se sont déployées sur les grands axes et combattent les rebelles Houthis pour prendre le contrôle des bâtiments officiels, les mêmes qu’ils contrôlaient conjointement il y a encore quelques jours.

Guerre aussi de communiqués

Enfin dans la nuit de samedi à dimanche, des frappes aériennes conduites par la coalition dirigée par Riyad ont touché des positions Houthis sur les collines du sud de la capitale. Riyad n’a pas souhaité préciser si ces frappes étaient un moyen d’aider le camp d’Ali Abdallah Saleh.

De leur côté les Houthis affirment avoir tiré un missile sur une centrale nucléaire d’Abou Dhabi, aux Emirats arabes unis, membre de la coalition conduite par l’Arabie saoudite. Une information démentie par l’agence de presse émirienne WAM, qui cite le département de la Gestion d’urgence et de crise des Emirats.

Source : Media Congo

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