Vote électronique: l’Opposition claque la porte de l’Assemblée nationale

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Les députés de l’opposition viennent de suspendre leur participation à l’Assemblée nationale en raison de l’inscription du vote électronique comme point à débattre lors de cette session parlementaire.

Pendant que la contradiction est cristallisée autour de l’invalidation des passeports semi-biométriques dès le 16 octobre prochain, une nouvelle tension monte au Palais du Peuple. En effet, hier jeudi 21 septembre, les présidents de tous groupes parlementaires ont claqué la porte de la conférence des présidents de l’Assemblée nationale. Pour cause: l’inscription du vote électronique parmi les point à examiner pendant la session en cours.

Le vote électronique, la nouvelle trouvaille de Nangaa pour, semble-t-il, amoindrir le coût des opérations électorales, est perçu, du côté des Groupes parlementaires de l’Opposition, comme une manœuvre consistant à piéger le processus.

Joint au téléphone, Eve Bazaiba estime que le bureau de l’Assemblée nationale est allé vite en besogne. D’après elle, la question sensible du vote électronique devait d’abord être discuter dans un cadre de concertation entre différents acteurs avant d’atterrir à l’Assemblée.

Pour la député, et secrétaire général du Mouvement de Libération du Congo (MLC), le vote électronique « viole l’esprit et la lettre de la loi électorale ». Le fait de laisser figurer à l’ordre du jour de la nouvelle session, cette affaire du vote électronique, serait la meilleure façon d’incruster la tricherie dans le système, lors des prochaines joutes électorales qu’elle appelle de tous ses vœux d’ici le 31 décembre 2017, conformément à l’Accord de la Saint Sylvestre. En 2006 et 2011, pourquoi n’avait-on pas prévu ce vote électronique alors que ce même problème du coût des élections se posait toujours avec acuité ?

Eve Bazaiba crie donc à une diversion et pense que la CENI ferait mieux de publier le calendrier électoral, tel que l’Opposition, dans ses composantes aussi bien plurielles que diversifiées, ou la communauté internationale, depuis New York, le lui demandent.

Comment, dans ce cas, restaurer le bon climat de travail, pour l’adoption du calendrier à la conférence de présidents, avant la convocation de la prochaine séance plénière de la Chambre basse du Parlement ? A quoi va-t-on assister, dès lors que les groupes parlementaires de l’opposition sont sortis des travaux axés sur l’adoption du projet de calendrier de la nouvelle session ?

Aubin Minaku va-t-il se dédire ou foncer avec le reste de ses colistiers encore fidèles à sa première ligne ? Les heures à venir vont, certainement, fixer l’opinion sur les tenants et les aboutissants de cette nouvelle fissure dans l’érection, pourtant, recherchée, de l’ossature nécessaire à l’adoption des lois essentielles, pour la tenue des élections en RD. Congo.

 

Source : Media Congo

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