Visite : des Ivoiriens découvrent l’humanisme de Pierre Savorgnan de Brazza

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En séjour de travail au Congo du 4 au 14 juillet, une délégation des femmes et jeunes des coopératives de la Côte-d’Ivoire est allée au mémorial Pierre-Savorgnan-de Brazza, le 5 juillet, s’imprégner de l’histoire de Brazzaville et de son fondateur qui dorénavant a trouvé sa dernière demeure dans le somptueux cadre qui porte son nom.

Il est difficile de venir à Brazzaville sans passer par le mémorial Pierre- Savorgnan-de Brazza. La délégation des femmes et jeunes des coopératives de la Côte-d’Ivoire n’a pas fait exception.

Accueillie au perron de cet édifice par sa directrice générale, Bélinda Ayessa, la délégation a été tout de suite édifiée sur le sens des différents drapeaux implantés dans l’immense cour de ce mémorial. Il s’agit , entre autres, des drapeaux de l’Algérie, du Gabon, du Congo (pays hôte), de la France et du Sénégal. Puis s’en est suivie la visite guidée de ce lieu en passant par le hall et surtout les sépultures de Pierre Savorgnan de Brazza (1852- 1905) et sa famille.

La directrice générale du mémorial, Belinda Ayessa, a expliqué qui était l’homme. Pierre Savorgnan de Brazza, a-t-elle dit, est le fondateur de Brazzaville, le 3 octobre 1880. Avant, Brazzaville était un village qui s’appelait N’Cuna. Quand De Brazza arrive, il donne instruction que commence la construction de la cité capitale qui deviendra, en 1882, Brazzaville.

Sur le plan social, Bélinda Ayessa a indiqué que Pierre Savorgnan de Brazza était un humaniste. « C’est un homme qui a eu des approches assez différentes avec des autres explorateurs ou colonisateurs, puisqu’aujourd’hui la colonisation fait partie de notre histoire. C’est notre patrimoine que l’on doit assumer si l’on veut aller de l’avant…  », a-t-elle déclaré. Elle a ajouté que Pierre Savorgnan de Brazza était le père des esclaves, parce qu’il les libérait en les rachetant. Cela s’est passé au village Lopé, devenue aujourd’hui une réserve forestière classée patrimoine mondial par l’Unesco.

 Pour sa part, l’ambassadeur de Côte-d’Ivoire au Congo, conduisant la délégation, a retenu que l’Afrique a connu des grands explorateurs. Pour certains, cette colonisation que l’on déplore tous a été un calvaire, mais pour d’autres, l’exploration a été bénéfique. Et Pierre Savorgnan de Brazza, d’après l’histoire, est parmi les humanistes qui ont apporté des valeurs universelles à l’Afrique.

Pour lui, rendre hommage à quelqu’un qui a apporté du bien n’est qu’exprimer une gratitude qui est reconnue de façon universelle. « Je pense que nous devons dire merci à la directrice générale pour avoir persévéré pour que les désirs profonds d’outre-tombe de cet explorateur soient reconnus d’abord par le Congo (ce n’est pas facile parce qu’il y a des réticences) mais aussi par le chef de l’Etat. Ce bâtiment que nous voyons fait la fierté du Congo mais aussi de l’Afrique. Nous devons donc assumer notre histoire. Ce n’est pas parce que nous étions colonisés que nous allons nous arrêter sous les méfaits de la colonisation mais nous devons voir que la colonisation nous a apporté du bien et aller dans ce sens », a estimé la diplomate ivoirienne, Thérèse N’Dri-Yoman.

Enfin, avant de quitter le mémorial, elle a écrit ceci sur le livre d’or: « C’est avec honneur et fierté que j’ai visité ce jour avec mes frères et sœurs ivoiriens ce prestigieux mémorial du Congo Brazzaville qui rend à l’explorateur Pierre Savorgnan de Brazza un immense hommage. Homme de conviction, humaniste, il a beaucoup apporté à l’Afrique équatoriale. Nous saluons les compétences émérites de la directrice générale du mémorial, notre sœur que nous affectionnons beaucoup et avec sincérité, Bélinda Ayessa. Que Dieu continue de la guider dans cette œuvre magnifique qu’elle conduit avec passion, au nom du Congo et de l’Afrique toute entière ». 

Légendes et crédits photo : 

Photo : Bélinda Ayessa expliquant les pages de l’histoire de De Brazza à ses hôtes pendant la visite

Source : http://www.adiac-congo.com/

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