Violences sexuelles : Kinshasa décide de redorer son image

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La RDC amorce le dernier virage devant aboutir à sa sortie prochaine de la liste des pays où les femmes sont victimes de violences sexuelles. Une étape qui va marquer sa deuxième victoire après qu’elle a quitté dernièrement la liste des pays qui recrutent des enfants soldats.

« Nous voulons que notre pays ne soit plus sur la liste des pays violeurs des femmes », s’est exprimé, en des termes crus, le représentant personnel du chef de l’État en matière de lutte contre les violences sexuelles à l’endroit des femmes et des jeunes filles, Jeanine Mabunda Lioko.

Le week-end dernier, elle a sollicité officiellement l’appui du gouvernement par le truchement des ministères de la Justice, de la Défense et des Droits humains concernés directement par ce dossier. L’ancienne ministre du Portefeuille a réaffirmé le rôle majeur joué par ces ministères dans les efforts antérieurs pour arriver aux résultats actuels.

Lors des échanges, Jeanine Mabunda Lioko a expliqué au Premier ministre, Bruno Tshibala, l’importance accordée par le président Joseph Kabila à ce genre de rencontre pour faire le point sur les progrès et les attentes, ainsi que les exigences en matière de lutte contre les violences sexuelles. La démarche présidentielle vise à susciter une mobilisation totale du gouvernement. En effet, la présidence de la République n’a pas hésité à aborder cette question lors de l’Assemblée générale des Nations unies de septembre dernier, à New-York.

Violences sexuelles : Kinshasa décide de redorer son image

Bruno Tshibala et Jeanine Mabunda ont parlé du délistage de la RDC de la liste des pays violeurs. (© Primature)

Entre-temps, les Nations unies sont d’accord pour des discussions avec le Premier ministre Tshibala et les membres de son gouvernement. Au regard du chemin déjà parcouru, il sera question également de réfléchir sur les voies et moyens de sortir la RDC de la liste des pays où les femmes sont exposées à des violences sexuelles.

La Primature est concernée par le processus en cours, d’autant plus qu’elle a apposé sa signature dans le communiqué conjoint de mars 2013 qui représente, en quelque sorte, le cadre de collaboration technique liant la RDC et les Nations unies dans la lutte contre les violences sexuelles.

Source : Media Congo

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