Violences sexuelles en période de conflit: Jeanine Mabunda esquisse le bilan de la RDC

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Le représentant personnel du Chef de l’Etat en charge de lutte contre les violences sexuelles et le recrutement des enfants-soldats, Jeanine Mabunda Lioko, a présenté à l’opinion les résultats des efforts fournis par la RDC, dans la lutte contre les violences sexuelles durant les 4 dernières années.

En effet, en marge de la célébration de la journée internationale de lutte contre les violences sexuelles en période de conflit, commémorée le 19 juin de chaque année, elle a indiqué que la RDC avait mis sur pied une ligne de secours avec le numéro 122 quel que soit le réseau afin d’alerter les services compétents en cas d’abus sexuels.

Aussi, a-t-elle ajouté, une campagne d’affichage pour fustiger, condamner les violences faites aux femmes a été lancée depuis 2015 sur fond du slogan « Brisez le silence ».

Déjà, le Bureau qu’elle dirige a développé des programmes de formation et de réinsertion économique en faveur des victimes de violences sexuelles et des enfants sortis des groupes armés, avec l’Institut national de préparation professionnelle( INPP). A ce jour, 1500 personnes en sont bénéficiaires.

Au chapitre de répression, de 2015 à 2017, il y a eu des sanctions contre les militaires, policiers coupables de viol », a-t-elle appuyé.

Concrètement, le bilan chiffré renseigne, pour les juridictions militaires, 111 condamnations en 2015, 225 en 2016 et 259 l’année passée.

Outre la lutte contre l’impunité, Jeanine Mabunda Lioko a fait savoir qu’il fallait aussi des réponses sociales, médicales et également  aider ceux qui rencontrent des problèmes des violences.  » C’est pourquoi nous avons réhabilité le Pavillon 8 de l’Hôpital Général de Référence de Kintambo, 2ème hôpital le plus populaire de Kinshasa, dédié aux soins gynécologiques et à la prise en charge des victimes des violences sexuelles, fruit de la collaboration entre le Bureau du Représentant Personnel du Chef de l’Etat et le Japon; nous avons organisé l’activité de sensibilisation des 24 bourgmestres de la ville de Kinshasa en vue de les impliquer dans la lutte contre les violences sexuelles à travers la vulgarisation du numéro 122, mais aussi avons mis en place des mécanismes de sensibilisation, par les bourgmestres, les chefs des quartiers et autres responsables communautaires.

Au Kasaï, le Service d’Education Civique, d’Action Sociale « SEKAS », en exécution du Plan d’action FARDC sur la lutte contre les violences sexuelles, animera les journées de moralisation des troupes sur les lois des violences sexuelles et un atelier de formation des officiers des FARDC en poste dans cette partie du pays. Tout récemment, nous avons inauguré une salle d’urgence pour la prise en charge des victimes à l’hôpital général de référence de Ndjili, etc. », a rapporté la collaboratrice du chef de l’Etat.

Et de préciser: les fonds ainsi mobilisés auprès de nos divers bailleurs (Etats, coopération, secteur privé) par le Bureau du Représentant Personnel sont destinés à financer les activités pour les victimes des violences sexuelles, les enfants démobilisés et les vulnérables des communautés ». Pour « célébrer, oui c’est bien, mais continuer d’agir c’est mieux ».

Rappelons-le, pour renforcer la structure que dirige Mme Mabunda Lioko, la proposition relative à la prise en charge et l’indemnisation des victimes de violences sexuelles a été adoptée par la Commission Socio-culturelle du Sénat lors de la session de mars qui venait de se clôturer.

Source: http://www.mediacongo.net/

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