Ville de Kinshasa : l’État refuse de réhabiliter l’avenue Kikwit

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Insalubrité et impraticabilité, c’est le résumé de la situation de l’artère qui sépare le quartier Mombele de la commune de Limete à celle de Ngaba. Les pouvoirs publics ne songent pas encore à remettre en état ce tronçon qui relie cinq communes populeuses de la ville, à savoir Lemba, Ngaba, Limete, Makala et Ngiri-Ngiri.

L’avenue Kikwit n’existe presque  plus. C’est le moins que l’on puisse dire. La crasse entassée dans les environs de la passerelle -récemment jetée sur la rivière Lemba par le député Jean-Baudouin Mayo Mambeke- est indescriptible, des immondices au point de provoquer le haut-le-corps pour celui qui la découvre pour la première fois, au regard des asticots qui en sortent.

Au-delà des ordures, une végétation se développe au milieu de cette avenue, avec une tranchée d’eau malodorante. Le vieux tuyau d’eau de la Régideso semble être le seul repère de cette importante artère (avant de déboucher sur la grande avenue de l’Université) aujourd’hui impraticable. Celle-ci part de Lemba jusqu’à la commune de Ngiri-Ngiri, en passant par la commune de Makala. L’on se réserve d’imaginer les conditions dans lesquelles se retrouvent les rivérains et même les usagers lorsqu’il pleut.

L’autorité compétente a littéralement oublié cette avenue. Le spectacle est celui de la désolation, de l’incurie, de l’incompétence. Visiblement, aucun plan de réhabilitation de cette artère n’est pas du tout à l’ordre du jour, aussi bien dans les locaux des autorités urbaines que dans ceux du ministère des Infrastructures, travaux publics et reconstruction. Les concepts de « Cinq chantiers » et de « Révolution de la modernité » du président Joseph Kabila ont été des chimères pour les habitants de cette avenue, à l’époque très fréquentée jusqu’au milieu des années 1990. Elle permettait ainsi de réduire les embouteillages sur l’avenue Kianza. Pourtant, il y a eu un projet d’asphaltage avec l’implication personnelle du feu Bernardin Mungul Diaka alors gouverneur de la ville de Kinshasa en 1996.

Mais voilà déjà deux décennies que  l’avenue Kikwit a dépéri. Actuellement, même les motocyclistes s’y font rares. « Balabala oyo ekufa kala, babosana biso (cette rue n’existe plus depuis belle lurette, l’État nous a oubliés) », a regretté une maman au regard absent. Outre Kikwit, d’autres avenues des communes de Kinshasa sont délaissées de la même manière par les services publics compétents.

Source : adiac-congo.com

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