VIH/sida: la maladie touche trente-sept millions de personnes dans le monde

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Dans le cadre de la Journée mondiale de lutte contre le sida célébrée le 1er décembre de chaque année, l’Onusida a publié un message dans lequel il a encouragé chacun à connaître son état sérologique.

En 2018 dans le monde, l’agence onusienne estime à 9,4 millions le nombre de personnes qui ne savent pas qu’elles sont séropositives, ne se font pas soigner et sont par définition de potentiels vecteurs de transmission.

« Savoir son statut sérologique est le départ de tout parce qu’aujourd’hui, on sait que lorsqu’on est séropositif et que l’on arrive à vous mettre sous traitement tout de suite, on peut contrôler l’activité de virus dans le sang. C’est pour cette raison-là qu’on insiste sur le dépistage comme un droit et, il faut aller vers des formes d’optimisation de ce dépistage en allant vers les communautés, en faisant en sorte que l’auto-test devienne une réalité. Et puis surtout se battre contre la stigmatisation, la discrimination », a déclaré Michel Sidibé, directeur exécutif de l’Onusida.

Si vingt-deux millions de personnes bénéficient aujourd’hui d’un traitement antirétroviral, Michel Sidibé a déploré une baisse d’engagement financier dans beaucoup de pays dans la lutte contre le sida. « On est un peu victimes de nos succès. On n’a plus les ressources. Nous avons cinq milliards de déficit annuel. Si les investissements ne continuent pas, on risque d’avoir un rebond de l’épidémie. Ou bien l’on paye aujourd’hui, ou bien on paiera pour toujours », a-t-il déclaré. « On baisse la garde, le danger c’est la complaisance », a dénoncé le patron de l’Onusida.

Cette année qui a marqué la trentième édition de la Journée mondiale de lutte contre le sida a été célébrée sur le thème « Savoir c’est pouvoir, connais ton statut ! ».

Depuis 1988, des progrès considérables ont été accomplis dans la riposte au sida et, aujourd’hui, trois personnes vivant avec le VIH sur quatre connaissent leur statut. Il reste toutefois beaucoup de chemin à parcourir, comme le montre le dernier rapport de l’Onusida, notamment parvenir à atteindre les personnes vivant avec le VIH qui ne connaîssent pas leur statut et faire en sorte qu’elles soient orientées vers des services de soins et de prévention de qualité.

Le dépistage du VIH est essentiel pour étendre la couverture du traitement et s’assurer que les personnes vivant avec le VIH puissent mener une vie productive et en bonne santé. Par ailleurs, il est vital d’atteindre les objectifs 90-90-90 et de donner aux gens les moyens de faire les bons choix en termes de prévention du VIH, de manière à ce qu’ils puissent se protéger eux-mêmes et ceux qu’ils aiment. 

Malheureusement, de nombreux obstacles persistent en ce qui concerne le dépistage du VIH. La stigmatisation et la discrimination continuent de dissuader les individus de faire un test de dépistage du VIH. L’accès au dépistage confidentiel reste un sujet  préoccupant. On compte encore un grand nombre de personnes qui ne se font dépister qu’une fois qu’elles sont malades et présentent des symptômes. 

La bonne nouvelle, c’est qu’il existe de multiples moyens nouveaux d’étendre l’accès au dépistage du VIH. L’auto-dépistage, le dépistage à base communautaire et le dépistage multiple sont autant de façons d’aider les gens à connaître leur état sérologique vis-à-vis du VIH. 

Rappelons que la Journée mondiale de lutte contre le sida a été instaurée en 1988 lors du Sommet mondial des ministres de la Santé sur les programmes de prévention du sida. Depuis lors, chaque année, les agences des Nations unies, les gouvernements et la société civile se rassemblent à cette occasion pour faire campagne sur des thèmes spécifiques concernant le sida.

Message du directeur exécutif de l’Onusida

Cette année marque le 30e anniversaire de la première Journée mondiale de lutte contre le sida. Trente ans d’activisme et de solidarité sous la bannière de la Journée mondiale de lutte contre le sida. Trente ans de campagne pour l’accès universel aux services de secours permettant de traiter et de prévenir le VIH. Mais après trente ans, le sida n’est toujours pas éradiqué. Nous avons encore du chemin à parcourir.

La Journée mondiale de lutte contre le sida est une journée pour commémorer le décès de millions de personnes qui ont perdu la vie à cause de maladies liées au sida, dont beaucoup sont décédées parce qu’elles ne pouvaient pas accéder aux services de lutte contre le VIH, à cause de la stigmatisation, de la discrimination et de la tendance à l’incrimination des populations clés.

En cette Journée mondiale de lutte contre le sida, l’Onusida mène une campagne visant la sensibilisation des personnes à connaître leur statut VIH et leur charge virale. En 2017, 9,4 millions de personnes ignoraient simplement qu’elles vivent avec une maladie potentiellement mortelle mais traitable. Si les personnes ne connaîssent pas leur statut VIH, celles vivant avec le VIH ne peuvent pas commencer le traitement et celles séronégatives ne peuvent pas acquérir les connaissances et les compétences nécessaires pour préserver leur statut. Si les personnes ne connaîssent pas leur statut VIH, elles ne peuvent pas se protéger, protéger leurs familles et leurs partenaires. Si les personnes vivant avec le VIH ne connaîssent pas leur charge virale, elles ne seront pas sûres de l’efficacité du traitement protégeant leur santé et mettant un terme à la transmission du VIH.

Vivez la vie positivement. Informez-vous de votre statut VIH.

 

 

Légendes et crédits photo : 

-Michel Sidibé

Source : http://www.adiac-congo.com/

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