Vie des partis : l’UDCO confirme la déchéance de Jean-Claude Masangu Mulongo

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Le Comité directeur de ce parti reproche à son ancienne autorité morale et président national de s’écarter de la ligne tracée par son initiateur et fondateur, feu Baudouin Banza Mukalay.

Vie des partis : l’UDCO confirme la déchéance de Jean-Claude Masangu MulongoDans une mise au point faite le 24 mai à Kinshasa, l’Union pour le développement du Congo (UDCO) confirme la déchéance de son ancienne autorité morale et président national, Jean-Claude Masangu Molongo. « En conséquences, nous confirmons la déchéance du camarade Jean-Claude Masangu Molongo de sa qualité d’autorité morale et président national de l’UDCO », a appuyé Joseph Mudumbi, le président national par intérim de cette formation politique.

Ce nouveau responsable de l’UDCO motive, en effet, cette décision du bureau politique de changer le leadership du parti, par le constat des « défaillances répétées doublées d’une dérive népotiste et clientéliste » constatées dans le chef de l’ancien leadership. A l’en croire, c’est pour ne pas faire perdre au parti son prestige politique et sortir de la ligne léguée par l’initiateur et fondateur de l’UDCO, le défunt Baudouin Banza Mukalay Nsungu, que le bureau national du comité directeur a pris ses responsabilités aux fins de redresser la barre du parti.

Pour Joseph Mudumbi, cette déchéance de l’ancien président national de l’UDCO et l’institution d’une période de transition en attendant la convocation et l‘organisation du congrès pour permettre la désignation d’un autre président national sont les deux grandes décisions prises lors de la réunion extraordinaire du comité directeur de l’UDCO tenue du 19 au 20 mai 2017.

La convocation du congrès de l’UDCO

Le président national par intérim de l’UDCO, Joseph Mudumbi, note, en effet, que le comité directeur de cette formation politique est conscient qu’après le décès de son initiateur et fondateur, Baudouin Banza Mukalay, le parti a perdu de son rayonnement. Mais, il rassure toutes les fédérations que, pour parer à cette situation, le comité directeur s’est déjà mis au travail afin de convoquer rapidement le congrès électif afin de désigner démocratiquement un président national rassembleur et fidèle à la ligne tracée par feu Banza Mukalay.

Joseph Mudumbi regrette, par ailleurs, que le président déchu se livre à un « combat d’arrière-garde » dont l’objectif inavoué serait, selon lui, de déstabiliser cette formation politique. Mais, le président national par intérim de l’UDCO note que les textes de ce parti sont clairs, quant à la désignation du président. Il fait savoir, par contre que le président déchu, contrairement à ses allégations, n’avait pas été désigné par le congrès de ce parti. Il l’a été, a-t-il souligné, par un arrangement particulier du bureau national du comité directeur au cours d’une réunion extraordinaire tenue à Lubumbashi, dans le Katanga, le 23 mai 2016 aux fins de pourvoir rapidement au vide laissé par le décès inopiné de Baudouin Banza Mukalay. « C’est donc, au nom du principe de l’acte contraire que le même comité-directeur, considérant les dérives inacceptables et des défaillances fatales au parti, a pris la décision de le déchoir », a-t-il dit, notant que le président déchu ne pouvait donc pas se prévaloir d’un acte qui ne couvre pas sa désignation.

Aussi, a fait constater Joseph Mudumbi, que la sanction d’« auto-exclusion » relevée dans le communiqué de certains de leurs camarades qu’ils sont suivis dans les médias n’existe pas dans les textes qui régissent leur parti. « Ce qui prouve la non-maîtrise des textes par le leadership déchu », a-t-il conclu.

Légendes et crédits photo : 

Photo: Masangu Mulongo.

Source : adiac-congo.com

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