Vie des partis : le PCT lance la cotisation spéciale cinquième congrès ordinaire

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À l’occasion d’un meeting en salle tenu le 5 février à Brazzaville, le Parti congolais du travail (PCT), sous la houlette de son secrétaire général, Pierre Ngolo, a officiellement donné le coup d’envoi de la collecte spéciale pour son cinquième congrès ordinaire, couplée à la commémoration du 40e anniversaire du mouvement du 5 février 1979.

Trois allocutions ont marqué le rassemblement. La première, celle du président de la fédération PCT du département de Brazzaville, Gabriel Ondongo. Il a rappelé aux membres du parti que la ville capitale, de par sa position stratégique de centre politique, a toujours de tout temps donné le ton, imprimé le rythme et la cadence sans jamais départir de ce rôle grâce à sa capacité de mobilisation.

La célébration du 40e anniversaire du mouvement du 5 février 1979, a-t-il expliqué, constituait un grand rendez-vous avec l’histoire. Le PCT, a souligné Gabriel Ondongo, affaibli il y a quarante ans par la ligne droitière et liquidationniste qui  n’avait d’autres ambitions que de le faire disparaître,  n’est redevenu une puissante machine politique et une force de mobilisation et de proposition qui rassure que grâce à Denis Sassou N’Guesso.

« L’année 2018 aura été, malgré les temps durs imposés par la conjoncture économique difficile, une année de victoire grâce à la cohésion dans nos rangs et grâce à  l’entretien de bonnes relations avec les partenaires de la majorité présidentielle sous l’impulsion de la direction politique du parti. Le rassemblement de ce jour qui s’inscrit dans le cadre de la célébration du 40e anniversaire du mouvement du 5 février sera l’occasion pour les cadres d’en savoir plus », a-t-il déclaré.

Pour sa part, le secrétaire chargé à l’organisation et à la vie du parti, Michel Ngakala, a rappelé les dispositions de la 8e session ordinaire du Comité central, tenue du 28 au 30 décembre 2018, au cours de laquelle il avait été réaffirmé l’exigence des cotisations statutaires pour le cinquième congrès ordinaire. Le montant de cette cotisation est fixé à 20 000 FCFA. Pour les cadres, il sera fixé par voie de correspondance. Cette cotisation, a-t-il dit, est payable dans un délai de quatre mois à compter de la date du lancement.

A son tour, Pierre Ngolo est revenu sur l’historique de la date du 5 février 1979. Le mouvement mené ce jour-là, a-t-il rappelé, constituait un moment de très haute portée historique dans la vie du parti. En effet, s’est souvenu le secrétaire général du PCT, à la suite du lâche assassinat le 18 mars 1977 du président Marien Ngouabi, fondateur de ce parti, il avait été mis en place un Comité militaire du parti (CMP), organe d’exception avec les missions ponctuelles comme l’organisation des obsèques du président Marien Ngouabi, le maintien de la sécurité de la révolution et de la coordination des activités de l’Etat.

Malheureusement, a-t-il signifié, le CMP mettait en veilleuse les activités du Comité central. Plus grave, a-t-il renchéri, dans son message de fin d’année 1978, le président du CMP engageait le parti sur la voie d’un congrès ordinaire essentiellement centré sur les préoccupations économiques alors que le parti connaissait déjà une situation de quasi crise que traduisait la déclaration du 12 décembre 1975.

L’installation en décembre 1975 par le Comité central de l’état-major spécial révolutionnaire en lieu et place du bureau politique et la tenue de la conférence du parti en 1976 prouvaient, a poursuivi Pierre Ngolo, la délicatesse du contexte. « Quand s’ajoute l’assassinat du président Marien Ngouabi, la crise est à son paroxysme », a-t-il indiqué.

Dès lors, s’étant enclenché une lutte entre les partisans d’un congrès ordinaire et ceux d’un congrès extraordinaire se réclamant de la ligne juste, fidèle au président Marien Ngouabi. Ce qui entraina le meeting  du 30 janvier à la place de la gare et, le 5 février 1979, le Comité central du PCT, longtemps en veilleuse, tenait enfin sa session sanctionnée par la mise en place d’une commission préparatoire du 3e congrès extraordinaire présidée par l’actuel chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso, a fait savoir Pierre Ngolo.

 

 

 

Source : http://www.adiac-congo.com/

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