Vernissage : des plasticiennes congolaises exposent au Centre culturel russe

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Une exposition présente, du 20 octobre au 7 novembre, des œuvres picturales de vingt artistes réunies au sein de l’Association des femmes plasticiennes du Congo (AFPC).

Dans son mot de bienvenue, le directeur du Centre culturel russe (CCR), Sergey Belyaev, a indiqué que l’exposition des œuvres des membres de l’AFPC donne la vision de l’art congolais. « Nous croyons que l’art africain en général y compris l’art congolais deviennent de plus en plus populaires à travers le monde. Dans les médias ces dernières semaines, j’ai lu quelques publications qui parlent de l’art africain indiquant qu’il est de plus en plus demandé sur les marchés internationaux de l’art, dire même qu’il devient la locomotive du marché mondial de l’art », a-t-il affirmé.

Sergey Belyaev s’est dit ne pas être étonné de ce fait, parce que l’art de l’Europe, des Etats-Unis et de l’Asie devient malheureusement de plus en plus épuisé tant au niveau de ses formes, ses couleurs que ses idées. Alors que l’art africain avec ses nouvelles couleurs, ses nouvelles formes, des idées, des méthodes, a-t-il soutenu, devient de plus en plus demandé. Aussi le CCR a-t-il voulu aider ces plasticiennes à développer leur art pour s’épanouir davantage. Avant de souhaiter un grand succès à cette exposition qui va durer deux semaines environ.

Le directeur du CCR a profité également de l’occasion pour annoncer les quelques événements qu’ils auront à organiser en novembre et décembre. Il s’agit, entre autres, des Journées du cinéma russo-congolais ; de l’exposition de la peinture de l’artisanat russe, au mois de novembre ; et de l’exposition de la peinture congolaise de nouveau au mois de décembre.

Les artistes réclament une galerie d’exposition commune

Pascaline Makoundou, vice-présidente de l’AFPC, a précisé que sur les vingt-quatre femmes qu’elles sont au sein de leur association, vingt seulement participent à cette exposition vente. Les trente-cinq tableaux exposés ont des prix qui varient entre 75 000 et 500 000 FCFA. Elle a exposé deux tableaux dont « La femme africaine » et « La femme moderne ». L’un représente la femme dans les activités champêtres et l’autre le Congo en général lors de l’indépendance, c’est-à-dire la danse exhibée lors de la célébration de l’indépendance du Congo. Il y a dans ce tableau, une représentation sur les couleurs et sur les personnages. Chaque fait représente quelque chose, notamment le jour de la séparation du colon et du congolais devenu indépendant.

L’ouverture de cette exposition a été tout indiquée pour la vice-présidente de l’AFPC de lancer un cri d’alarme pour l’acquisition d’un endroit où les peintres peuvent exposer permanemment. « Nous voudrons avoir un endroit, une galerie où tous les artistes vont se réunir pour travailler en permanence, organiser des expositions et des ventes. Parce que là, nous sommes dispersés et pour exposer, nous devons solliciter les centres culturels, les hôtels… Dans d’autres pays, les artistes peintres ont des centres d’expositions communes mais hélas, pas chez nous », a déploré Pascaline Makoundou.

A l’issue de la cérémonie d’ouverture, la directrice générale des Arts et des lettres au ministère de la Culture et des arts, Emma Mireille Opa Elion, s’est réjouie de voir le CCR accordé pour un bon moment son espace aux plasticiennes du Congo, pour s’exprimer à travers leurs œuvres. Les locaux de la direction générale des Arts et des lettres, a-t-elle annoncé, abriteront également l’exposition des membres de l’AfFPC, une fois celle du CCR terminée.

« Nous ferons la même chose dans nos locaux du ministère de la Culture et des arts à partir du 15 novembre. Ça sera une exposition vente pour pouvoir préparer les cadeaux de Noël. Nous invitons les participants, les artistes, la famille, les touristes de passage à Brazzaville, à venir nombreux à cette exposition pour pouvoir acheter les tableaux. L’exposition aura lieu au siège de la direction générale des Arts et des lettres, en face de l’Ecole militaire préparatoire général Leclerc », a précisé Emma Mireille Opa Elion.

Que dire de l’AFPC ?

La jeune association à caractère socio-culturel a été créé le 2 février 2016, avec pour objet principal la promotion des arts plastiques réalisés par les femmes, en général, et les Congolaises, en particulier. Elle s’emploie à obtenir des partenariats fiables aux fins d’organiser des expositions et ventes des œuvres d’art pour permettre aux plasticiennes à la fois de vivre de leur art mais également de promouvoir leur talent d’artistes tant sur le plan national qu’international.

Elle contribue activement à la promotion et à la supervision des activités didactiques susceptibles de gérer des formations professionnelles des arts plastiques, grâce à l’organisation des ateliers, séminaires, soirées culturelles et concours.

C’est à ce titre que plusieurs expositions ont été organisées à Brazzaville et Pointe-Noire rassemblant près d’une vingtaine de plasticiennes : hôtel Azur international- le Gilbet’s, Galerie Alpha Cadres- Centre culturel Tati-Loutard- ENI Congo- Total E&P Congo – Hôtel Fez – Institut français du Congo – Galerie Congo – Centre culturel russe.

Légendes et crédits photo : 

Photo 1 : Le directeur du CCR entouré du représentant de l’Union européenne, de la directrice générale des Arts et des lettres, d’une peintre ainsi que de Mme Emilienne Raoul aux extrémités / Photo Kinzenguélé
Photo 2 : Mireille Opa Elion posant avec les femmes peintres / Photo Kinzenguélé

Source : http://www.adiac-congo.com/

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