Urbanisation : le Congo et la Banque mondiale pour le développement des villes bien structurées

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Dans le but d’engager les partenaires sur les opportunités et les défis de l’urbanisation en République du Congo, le gouvernement et la Banque mondiale ont lancé le 4 avril à Brazzaville, une initiative dénommée « mois du développement urbain au Congo »

Portant entre autres, sur une campagne de communication sur le développement urbain, cette initiative prévoit la tenue d’une série d’actions qui s’étendra jusqu’au 28 avril prochain.

Pour le ministre d’Etat en charge de la Construction, de l’urbanisme, de la ville et du cadre de vie, Claude Alphonse Nsilou, les villes du Congo devraient être des opportunités de développement socioéconomique et non des contraintes.

« Nos villes doivent œuvrer pour offrir à leurs habitants un cadre de vie optimal, en misant sur ce qui fait leur force principale : la population. Les questions environnementales très actuelles doivent être au centre de chaque action », a-t-il déclaré avant de lancer l’initiative commune avec la Banque mondiale.

Selon lui, son département s’attellera, dans le cadre de ses missions, à restructurer et aménager les quartiers pour améliorer l’accès des services sociaux de base aux populations. Le ministre d’Etat Claude Alphonse Nsilou a notamment fait allusion à l’électricité, l’eau potable, l’assainissement et l’équipement des villes aux réseaux divers.

Le gouvernement entend également contenir la forte urbanisation au niveau des villes de Brazzaville et Pointe-Noire, à travers la densification des quartiers existants.

Dans son propos, le représentant de la Banque mondiale au Congo, Djibrilla Issa a signifié que le Congo avait l’un des taux d’urbanisation les plus élevés d’Afrique noire.

« Le Congo a une population d’environ 4,5 millions d’habitants dont entre 65% et 70% vivent en milieu urbain. Cela fait de ce pays l’un des plus urbanisés d’Afrique subsaharienne (43%). Cette situation présente des défis mais également des opportunités », a-t-il renchéri.

Les villes de Brazzaville et Pointe-Noire abritent l’essentiel de la population congolaise, un atout en matière de mise en œuvre des politiques de développement et un handicap en termes de pression sur le foncier, de développement des infrastructures de base et de leur accès facile.

Il se pose aussi des problèmes d’occupation anarchique des zones périphériques, de canalisation des eaux pluviales, de multiplicité d’habitats précaires.

 

La Banque mondiale et le Congo cofinancent le Projet eau électricité et développement urbain (PEEDU) à hauteur de 275,5 millions de dollars américains à Brazzaville et Pointe-Noire.

 

Lancé en 2010, le PEEDU a déjà permis de réaliser 34km de drainage et 16.000 branchements des ménages au réseau de la Société nationale de distribution d’eau (SNDE) et d’aménager 32km de voiries urbaines.

 

Ce projet qui vise à améliorer l’accès des habitants des zones précaires de Brazzaville et Pointe-Noire aux infrastructures de base, va s’achever en 2019. Il sera complété par le Projet de développement urbain et de restructuration des quartiers précaires (DURQUAP) qui est cofinancé par le Congo et la Banque mondiale à hauteur de 120 millions de dollars américains. Le DURQUAP couvrira les villes de Brazzaville et Pointe-Noire.

 

Hormis ces deux projets, l’Agence française de développement (AFD) finance un projet concernant le drainage des eaux pluviales et l’assainissement de Brazzaville et Pointe-Noire dans le cadre du contrat de désendettement et de développement (C2D).

    

 

Source : adiac-congo.com

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