UNIBU : controverse autour du bilan des échauffourées entre policiers et étudiants

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UNIBU : controverse autour du bilan des échauffourées entre policiers et étudiantsLe Commissaire provincial de la Police de l’Ituri, le Général Henri Kapend a indiqué ce weekend que deux personnes avaient été blessées vendredi dernier à l’Université de Bunia (UNIBU) lors des manifestations des étudiants contre la « cession » du terrain de leur campus.
 
A en croire l’officier, seize personnes avaient été interpellées après l’intervention de la police pour disperser les manifestants. Parmi eux, neuf étudiants qui ont été relâchés quelques heures après, a précisé l’officier de la police avant d’indiquer que les autres personnes interpellées allaient être transférées au parquet.
 
Le général Kapend accuse les étudiants d’avoir tabassé un policier au point de lui fracturer une jambe.
Une version des faits que conteste le corps scientifique de l’UNIBU qui dénonce « l’usage disproportionné de la force  par la police, contre des manifestants pacifiques ».
 
D’après l’assistant Claude Gotabo, le porte-parole des enseignants de l’UNIBU, les forces de l’ordre ont réprimé cruellement les étudiants alors qu’ils manifestaient pacifiquement pour réclamer leurs droits.
 
«Nous condamnons vigoureusement et sans complaisance l’usage disproportionné de la force par la Police Nationale Congolaise contre les étudiants manifestant pacifiquement ainsi que l’occupation du site universitaire par ces policiers», a affirmé l’assistant Gotabo.

D’après lui, les forces de l’ordre ont durant leur intervention arraché des ordinateurs et téléphones portables ainsi que des ustensiles de cuisine des étudiants qu’ils n’ont pas remis.  Il les accuse  également d’avoir cassé les portes des résidences universitaires.

Vendredi dernier, les étudiants de l’Université de Bunia (UNIBU) avaient organisé dans la matinée une manifestation pour protester contre la décision du ministre des affaires foncières, attribuant la propriété de la concession de l’UNIBU à un commerçant. Des policiers dépêchés sur place les avaient dispersés en tirant des gaz lacrymogènes.

Source : radiookapi.net

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