Une invention transforme l’air en eau potable, et sans rejeter de carbone

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Le vainqueur du concours XPrize a développé une technologie qui permet de récupérer l’air ambiant pour fournir 2000 litres d’eau potable par jour.

L’air ambiant comme source d’eau potable, voilà le sujet d’un concours lancé en 2016 dans le cadre du programme « Water Abundance XPriz ». L’objectif est ambitieux ; concevoir un appareil qui soit capable d’extraire 2000 litres d’eau par jour de l’atmosphère, en utilisant une énergie propre et cela sans dépasser un coût de 2 centimes le litre.

Le concours a permis d’aboutir à un tout nouveau système baptisé WEDEW (wood-to-energy deployed water). Ce dernier utilise deux technologies complémentaires. Le premier appareil « Skywater » est une sorte de conteneur qui imite la formation des nuages. L’air chaud rentre en contact avec de l’air froid afin de former des gouttelettes de condensation qui sont alors utilisées comme de l’eau potable.

Initialement ce procédé nécessitait une importante consommation électrique, mais l’équipe a jumelé un « gazéificateur de biomasse ». Ce système utilise des matières premières à faible coût comme des coquilles de noix de coco ou des copeaux de bois. Une fois que l’appareil est rempli, un processus de pyrolyse vaporise le combustible ce qui rend le système chaud et humide, un environnement idéal pour transformer l’air en eau.

« Un système négatif en carbone » 

Petit plus, en produisant cette énergie, il crée également du biochar, un charbon de bois qui peut être ajouté au sol pour favoriser la croissance des plantes. Selon David Hertz, un architecte californien qui a aidé à diriger le projet, cette technologie serait « négative en carbone ». Dans des régions du monde où le bois est moins disponible, il est également possible d’utiliser l’énergie solaire combinée à des batteries pour stocker l’électricité.

Enfin, ce système peut être déployé rapidement, il ne nécessite pas d’être connecté à un réseau préexistant. Il est facile de l’installer dans des zones reculées en cas de sécheresse ou lors de catastrophes naturelles. « Notre processus est contraire à la lenteur des infrastructures qui existent et qui ne sont pas en mesure de s’adapter aux changements climatiques », indique David Hertz.

Source: http://www.mediacongo.net/

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