Un médecin dénonce la pratique des mutilations génitales féminines dans certaines tribus de la RDC

0

Le Dr. Gradie Mansinsa, conseillère médicale au Groupe mutuelle confiance (GMC) basé à Kinshasa, a dénoncé vendredi au cours d’un entretien avec l’ACP, les mutilations génitales féminines pratiquées en République démocratique du Congo (RDC) notamment dans les provinces du Kivu, du Kasaï et du Katanga et dans la région de Kinshasa, en particulier dans les régions rurales.Selon le médecin, cette pratique généralement réalisée par un exciseur traditionnel avec un couteau ou une lame de rasoir avec ou sans anesthésie, consiste en une modification totale ou partielle des organes génitaux féminins externes entrainant plusieurs complications,  notamment l’hémorragie mortelle.

Dr Mansinsa a affirmé que l’élongation rituelle des petites lèvres est une pratique courante dans les provinces des Kivu, des Kasaï et du Katanga et dans la région de Kinshasa, citant notamment les régions rurales en bordure avec d’autres pays où la pratique serait endémique, notamment en Ouganda, au Rwanda, au Burundi et en Zambie.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui classe l’étirement du clitoris ou des petites lèvres parmi les mutilations génitales féminines (MGF) et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) sont d’avis que les données actuelles sur la fréquence de la mutilation génitale féminine (MGF) en République démocratique du Congo (RDC) ne sont pas disponibles.

Néanmoins, l’un des rapports de l’UNICEF note que la fréquence de la MGF en RDC était estimée à un taux de moins de 5 p. 100 et le Réseau des femmes pour un développement associatif (RFDA), souligne que l’excision, est pratiquée dans certaines régions du pays par de différents groupes tribaux au regard de leurs coutumes. Les dernières données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) démontrent que 200 millions de femmes ont subi l’excision dans 30 pays à travers le monde, et les statistiques sont encore cruelles dans certains coins du Sénégal, rappelle-t-on.

Source: http://www.mediacongo.net/

Laisser un commentaire