Tshopo : un climat tribal, xénophobe et discriminatoire s’installe à l’Unikis

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Un climat malsain à coloration tribale, xénophobe et discriminatoire pollue l’Université de Kisangani, depuis le début de ce mois d’octobre 2018 touchant notamment les professeurs et personnel scientifique « non originaires de la Tshopo ».

Ce climat malsain est parti de l’arrêté N°344/MINESU/CABMIN/SMM/JPK/LMM/2018 du 10/10/2018 portant désignation d’un recteur ad intérim de l’Université de Kisangani dont son application pose problème.

Dans cet arrêté, le professeur Benoit Dhedya Jahilo, Secrétaire général académique a été désigné par le ministre de l’ESU, Steve Mbikayi pour  assumer cet intérim. Cependant dans la réalité rien n’est encore fait. Il y a blocage.

En effet, le recteur sortant, le professeur Faustin Toengaho refuse d’obtempérer à la décision du ministre de l’ESU. Ce dernier étant candidat à la députation nationale ne devrait plus exercer encore ses fonctions. Il est réputé démissionnaire conformément à la loi en la matière électorale.

Selon les déclarations de recteur sortant, cette mesure devrait aussi s’appliquer à d’autres recteurs et directeurs généraux de l’ESU se trouvant dans le même cas que lui.

Antipathie envers les « Non originaires »

Dans un mémorandum adressé aux autorités du pays, les professeurs et personnels scientifiques « non originaires » de la Tshopo ont dénoncé du « tribalisme caractérisé, xénophobie et discrimination ».

Or, depuis la publication de cette décision du ministre de l’ESU, l’Université de Kisangani est en effervescence. Un groupe d’étudiants de l’Unikis et professeurs originaires de la province de la Tshopo refusent de voir un « non originaire de la Tshopo » à la tête de l’Université de Kisangani.

L’académique, le professeur Benoit Dhedya n’étant pas de la Tshopo, est mal vu par les Tshopolais. Dès lors, le gouverneur de province, Constant Lomata a fait sursoir cette décision du ministre de l’ESU jusqu’à nouvel ordre et la remise et reprise n’a donc toujours pas eu lieu.

Cette situation créé une antipathie envers les « non originaires ». Ces derniers reçoivent des menaces anonymes et se sentent en insécurité.

Dans un mémorandum adressé aux autorités du pays en date du 17 octobre dernier,  les professeurs et personnels scientifiques « non originaires » de la Tshopo travaillant dans les établissements de l’Enseignement supérieur et universitaire dans la province de la Tshopo, dénoncent ce qu’ils qualifient de « tribalisme caractérisé, xénophobie et discrimination » qu’ils subissent sous l’impulsion de l’ancien recteur de l’Unikis Faustin Toengaho Lokundo frappé d’incompatibilité pour cause de candidature à la députation nationale dans son terroir de Basoko.

Ces mêmes signataires ont également affirmé qu’il y a « ingérence et implication inadmissible et partiale des autorités provinciales et des prétendus notables de la Tshopo » dans cette affaire.

Révoltés par cette campagne de tribalisme, de haine, de xénophobie et de discrimination, les enseignants de l’ESU « non originaires de la Tshopo » demandent aux autorités de l’ESU et du pays entre autres de les réaffecter dans leurs provinces d’origine, de faire respecter les lois et règlements de la RDC, de poursuive les auteurs de cette mauvaise campagne et enfin de garantir leur sécurité ainsi que celle de leurs dépendants vivant Dans la province de la Tshopo.

Source: http://www.mediacongo.net/

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