Tshopo : la société civile a marché pour exiger la publication du calendrier électoral

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La marche pacifique du Collectif d’actions de la société civile (CASC) s’est déroulée lundi 31 juillet à Kisangani, dans la province de la Tshopo. Une soixantaine de jeunes, filles et garçons, de cette coalition de membres des mouvements citoyens dont Lucha et Filimbi se sont rendus au siège provincial de la CENI.
 
Même si les manifestants n’ont pas eu accès aux installations de la CENI, ils ont lu leur mémorandum devant le siège provincial de la commission électorale. Ils exigent la publication du calendrier électoral avant le 15 août.
 
«À cinq moins de l’échéance de l’organisation des élections, la CENI ne semblait nullement soucieuse de s’en tenir à ce délai buttoir. Nous vous enjoignons, monsieur le président, de publier avant le 15 août un calendrier électoral devant conduire notre pays aux élections. Passé ce délai, le peuple conclura que vous ne voulez pas de l’alternance dans notre pays», a affirmé Me Elly Kayembe, point focal de CASC qui a lu ce mémorandum.
 
Le CASC réclame à tout prix la tenue des élections présidentielle, législatives et provinciales au plus tard le 31 décembre de cette année 2017, conformément à l’accord du 31 décembre signé par la majorité et l’opposition sous l’épiscopat catholique congolais.
 
La marche du CASC devait partir de l’IBTP/Kisangani dans la commune de la Makiso, selon le plan élaboré par les organisateurs. Mais à une centaine de mètres de là, un dispositif important de la police a été déployé.
Ce dispositif a également été mis en place dans d’autres carrefours par où les manifestants devaient passer. Mais ils ont pu déjouer ce plan des policiers et se sont dirigés à la CENI, scandant le refrain : « En décembre, élections.»
 
Les manifestants n’ont pas eu accès au siège local de la CENI. Une barrière des policiers y a été érigée. Et c’est devant la police que Me Elly Kayembe, point focal de CASC, a lu le mémorandum. Après cette lecture, la police a dispersé les manifestants. Certains ont été brutalisés mais aucun d’entre eux n’a été arrêté sauf quelques curieux dont un changeur de monnaie.

Source : radiookapi.net

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