Trump et ses tweets: une histoire qui tourne mal avec Londres

0

Il est censé être le grand ami de l’autre côté de l’Atlantique, mais le président américain Donald Trump semble prendre un malin plaisir à cibler dans ses tweets le Royaume-Uni, sa politique anti-terroriste et ses dirigeants.

Voici les sujets qui fâchent et mettent à l’épreuve la «relation spéciale» entre les deux pays:

Tweets et terrorisme

Alors que le Royaume-Uni a été frappé cette année par une série d’attentats, Donald Trump saute à son réveil sur Twitter pour critiquer la réponse des autorités et cible personnellement le maire de Londres, le musulman Sadiq Khan.

En juin, après un attentat à Londres, Trump s’en prend personnellement à Sadiq Khan, l’accusant de ne pas prendre au sérieux la menace terroriste. Le maire refuse de polémiquer, son porte-parole dénonce un «tweet mal informé qui sort délibérément de leur contexte» des propos tenus par l’édile.

Le 15 septembre, quelques heures à peine après l’explosion d’une bombe dans la station de métro londonienne de Parsons Green, il assure que l’auteur était connu de la police britannique et lui reproche son manque d’anticipation. La première ministre Theresa May, en colère, réplique en jugeant ce commentaire «superflu».

À présent Donald Trump s’en prend nommément à elle, pour avoir qualifié d’«erreur» son retweet de vidéos anti-musulmanes. «Ne te focalise pas sur moi, focalise-toi sur le terrorisme islamique», lui lance-t-il.

Relations commerciales: ça coince

L’atmosphère entre les deux pays s’est aussi crispée en septembre après la décision américaine d’imposer des droits antidumping massifs sur des avions du canadien Bombardier, à la suite d’une plainte de son rival Boeing.

Bombardier est l’un des principaux employeurs en Irlande du Nord, avec près de 8000 salariés, dont plus de 4000 pour les activités aéronautiques. Cette décision «pourrait compromettre nos relations futures avec Boeing», a averti l’ancien ministre britannique de la Défense Michael Fallon, et elle augure mal des négociations commerciales à venir.

Or Londres mise beaucoup sur ces futures relations au moment où le pays est en train de quitter l’Union européenne.

Diplomatie: divergences en série

Rejet de l’accord nucléaire iranien, guerre des mots avec la Corée du Nord et rejet de l’accord de Paris sur le climat: sur tous ces grands dossiers, Londres est en décalage avec la politique du président américain, comme la plupart des Européens.

Visite d’État: quand?

Theresa May avait invité Donald Trump dès la fin janvier, lors de sa visite à Washington, à effectuer une visite d’État au Royaume-Uni. Cela implique de nombreux honneurs, dont celui d’être reçu par la reine Elizabeth II à Buckingham Palace.

Mais le jour même de leur rencontre, Trump annonçait l’interdiction d’entrer sur le territoire américain des ressortissants de sept pays à majorité musulmane, une mesure dont ont été victimes des citoyens britanniques ayant une double nationalité. Après une pétition et de nombreuses protestations, la visite a finalement été reportée à 2018.

Des voix s’élèvent à nouveau aujourd’hui pour bloquer cette visite, dont celle de Sadiq Kahn mais aussi du parti d’opposition travailliste.

Source : Media Congo

Laisser un commentaire