Troisième mandat: Les USA s’insurgent et marquent leur profond désaccord !

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Selon l’agence Reuters, les Etats-Unis ont déploré le fait que le président de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila, n’ait pas publiquement annoncé qu’il ne se représenterait pas aux élections prévues de décembre, le prévenant que « le temps des gesticulations est terminé ! » 

Bien que le président Kabila ait confirmé la semaine passée, lors de son discours de l’Etat de la Nation, que l’élection présidentielle et les législatives de décembre auront bien lieu, il n’a toutefois pas déclaré s’il allait défier les limites de mandats pour se présenter à sa réélection.

Certains membres de son parti politique ont, par ailleurs, avancé ces dernières semaines des arguments juridiques qui, selon eux, justifieraient sa candidature.

« Joseph Kabila n’est pas éligible ! »

L’ambassadeur adjoint des USA aux Nations Unies, Jonathan Cohen

« Il [Joseph Kabila] n’est pas éligible selon la loi congolaise à un 3ème mandat ! Les Etats-Unis regrettent que le président Kabila n’ait pas utilisé son discours du 19 juillet au Parlement pour dénouer l’incertitude concernant ses intentions », a déclaré au Conseil de sécurité des Nations Unies l’ambassadeur adjoint des USA aux Nations Unies, Jonathan Cohen.

La pression internationale sur Kabila, qui a succédé à son père assassiné en 2001, a pris de l’ampleur depuis le report des élections de novembre 2016. Cela a déclenché de violentes manifestations dans lesquelles les forces de sécurité ont tué des dizaines de personnes.

Les Etats-Unis et l’Union européenne ont sanctionné plusieurs proches de Kabila accusés d’avoir supervisé la répression et d’entraver le processus électoral. Des sanctions qu’a dénoncées le président congolais.

Le Conseil de sécurité et le Conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine ont conjointement appelé « tous les partis politiques, leurs partisans et les autres acteurs politiques à rester attachés à l’Accord de la Saint Sylvestre qui demeure la seul issue viable pour sortir de situation politique actuelle ».

« Le président Kabila s’est engagé à plusieurs reprises à respecter la constitution »

En vertu de cet accord, conclu le du 31 décembre 2016 entre les représentants de la Majorité et les dirigeants de l’opposition, le président Kabila ne peut pas modifier la constitution afin de se représenter pour un troisième mandat.

« Le président Kabila s’est engagé à plusieurs reprises à respecter la constitution et à mettre en œuvre l’accord du 31 décembre 2016. Nous sommes à cinq mois du jour du scrutin. Le temps des gesticulations est terminé ! », A déclaré M. Cohen.

La France et les Etats-Unis ont remis en question les projets congolais d’utiliser des machines à voter électroniques non testées et poussent les autorités à formuler l’aide dont elles ont besoin de la part de la MONUSCO en vue de l’organisation des élections.

« La MONUSCO ne peut pas attendre jusqu’au dernier moment pour mettre en œuvre un plan », a exprimé M. Cohen.

Au début du mois, le président Kabila avait demandé le report d’une visite prévue par le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, et avait refusé de voir l’ambassadeur américain aux Nations Unies, Nikki Haley, qui, selon des diplomates, avait également prévu de se rendre à Kinshasa.

Des représentants du Conseil de sécurité des Nations Unies ont prévu de se rendre en RD Congo en octobre, ont affirmé des diplomates.

Source: http://www.mediacongo.net/

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