Tripartite : le gouvernement brille par son absence

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La dérive du processus électoral devient inévitable. Il y a de preuve de manque de volonté politique. La Tripartite CNSA-Gouvernement-Ceni destinée à dégager un compromis autour des grandes options pour des élections apaisées patine. À la base, les membres du gouvernement appelés à éclairer notamment sur la décrispation politique et la sécurisation des élections sèchent les travaux. Le ministre d’État en charge de l’Intérieur, représentant le gouvernement, est indexé.

Tout ne se déroule pas comme prévu à l’immeuble de la territoriale où se tiennent depuis quelques jours les travaux de la tripartite CNSA-Gouvernement-Ceni. Des assises destinées à recadrer les choses pour amener tous les acteurs au bon sens, ce qui éviterait le pire.

Les membres du gouvernement alignés pour exposer notamment sur la décrispation politique avec les cas des prisonniers politiques ou encore de la sécurisation des élections avec toute la problématique de la liberté des manifestations publiques, se font rares. Les travaux s’enlisent au point de décourager les autres parties engagées dans l’évaluation du processus électoral.

Le premier membre du gouvernement introuvable, est celui-là même qui a porté la casquette du représentant du Premier ministre à l’ouverture des travaux de la tripartite. Henri Mova Sakanyi, vice Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, brille par son absence alors que c’est dans le même immeuble de la territoriale que se trouve son cabinet de travail où on sait voir son cortège faire des va-et-vient.
Annoncé dans le programme initial pour intervenir depuis mardi 10 juillet au sujet de la décrispation politique avec notamment la non-prise en compte des corrections du CNSA sur les listes des partis et regroupements politiques, la sécurisation du processus et la problématique des manifestations publiques, le vice-Premier ministre est visiblement dans la logique de repousser indéfiniment le rendez-vous. Et qui sait si, la stratégie est celle de tourner en bourrique les acteurs du CNSA qui croit dur comme fer, à une évaluation réelle du processus.

L’autre scénario est celui vécu hier, jeudi 12 juillet, dans les couloirs de l’immeuble de la territoriale. Annoncé pour exposer sur la décrispation politique, précisément au sujet de la libération des prisonniers politiques, l’ouverture des médias et les dédommagements des victimes des événements des 19 et 20 septembre 2016, le ministre d’État en charge de la Justice Alexis Thambwe Mwamba s’est bien présenté puis dérouter vers les ascenseurs. Le protocole sur place a bel et bien confirmé l’arrivée du garde des Sceaux. Ceux qui l’attendaient dans la salle de la plénière n’ont eu qu’à tourner le pouce. Et puis plus rien… Le geste a suscité des humeurs.

Certains participants dans les couloirs n’ont pas hésité à désapprouver ce qui apparait visiblement comme un manque de considération. L’on rapporte même que les membres du gouvernement qui s’étaient déjà présentés auraient subi des reproches.

Dans la salle des travaux tout comme dans les couloirs, la stratégie de contourner l’évaluation de la mise en œuvre de l’Accord de la Saint sylvestre est invoquée et dénoncée.
Ce qui explique d’ailleurs pourquoi le CNSA comparativement aux autres institutions d’appui à la démocratie, peine à bénéficier de tout ce qu’il lui faut pour fonctionner.

Source: http://www.mediacongo.net/

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