Triomphe quand même

0

Trêve de fine bouche. Exit la fausse modestie. Félix Tshisekedi a quelques raisons de boire du petit lait. Frais émoulu du suffrage universel, le voici dans le saint des saints de l’Union africaine. Ses pairs de l’Afrique centrale n’ont vu aucun inconvénient à ce que lui l’homo novus prenne le siège de la deuxième vice-présidence tournante réservée cette saison à leur sous-région. Pour un chef d’Etat dont l’avènement a fait un tantinet polémique, ce n’était pas nécessairement gagné à l’avance.

Après un léger retard à l’allumage, belle entrée en matière…africaine pour le nouveau Raïs. Sans doute de bon augure pour les batailles futures à l’international. Comme par -pressentiment?-, l’Union européenne venait de manifester de nouvelles dispositions à coopérer avec le président Félix Tshisekedi. Là aussi, c’est un signal positif après les bouderies des principaux pays qui sous-traitent la question rd congolaise à l’annonce des résultats de la présidentielle. Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous le pont. Le chaos annoncé n’a pas connu un début de commencement.

Les foules tshisekedistes ont été quasiment les seules à investir les places fortes de Kinshasa et de villes où l’UDPS et l’UNC tiennent le haut du pavé. Cette donne locale a sans doute pesé et plaidé pour le président proclamé par la Ceni et confirmé par la Haute cour. A partir de là, le sens des réalités -la fameuse realpolitik- commandait aux uns et aux autres de regarder la RDC autrement que par le prisme -déformant ? des a priori et des ressentiments envers le successeur de Fatshi. Et la part du Congolais lambda dans tout ça ?

La RDC pourrait gagner en respectabilité et en visibilité. Ce n’est pas rien lorsque l’on considère la propension d’autres pays -y compris très frères et voisins- à s’occuper de nos oignons. Et à s’improviser sous-traitant du cas RDC. Pour le reste, le sort du Congo-Kinshasa dépend de la capacité des Congolais à gérer leur équation entre eux et sur leur sol. Le plus illustre des Congolais ne disait pas autre chose lorsqu’il écrivit avec beaucoup d’à- propos : « l’histoire du Congo ne s’écrira ni à Bruxelles, ni à Washington, mais au Congo ».

Source: http://www.mediacongo.net/

Laisser un commentaire