Transport urbain : une restructuration en vue de la STPU

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Face au Sénat le 23 mars, à l’occasion de la séance des questions orales au gouvernement avec débat, le ministre de l’Economie, de l’industrie et du portefeuille public, Gilbert Ondongo, a indiqué les mesures en cours prises en vue de restructurer la Société de transport public urbain (STPU) en arrêt d’activités, faute de moyens financiers.

Interpellé sur les causes réelles de l’arrêt des services de la compagnie des transports, le ministre Gilbert Ondongo a laissé entendre qu’« une seule cause justifie l’arrêt des activités à la STPU, c’est le manque de fonds ». Il a déclaré qu’en septembre 2017, lorsque l’Etat a pris le dossier en main, le gouvernement était en face des salariés en grève depuis trois mois qui revendiquaient six mois d’arriérés de salaire à savoir, avril, mai, juin, juillet, août et septembre. A cette époque, toujours selon le ministre, le gouvernement avait reçu les syndicats en urgence, afin qu’ils s’organisent à reprendre les activités avant la rentrée scolaire en octobre 2017. 

« Sur ce compromis, réalisant que l’Etat n’avait plus de moyens à ce genre d’exercice, le gouvernement avait fait recours à une banque de la place », a expliqué le ministre de l’Economie. L’engagement entre l’Etat et les salariés, a-t-il ajouté, était que ces derniers travaillent de façon que les salaires soient payés à partir des recettes réalisées par eux-mêmes.  Ce qui n’a pas été respecté.

Au contraire, la société, a poursuivi le ministre, s’est empêtrée dans des situations difficiles, avec des baisses drastiques de rendement. En octobre 2017, par exemple, la STPU n’a réalisé que 58 410 000 F CFA de recettes alors que les dépenses s’élevaient à 184 384 000 et un gap d’un peu plus de 120 000 0000 F CFA, a révélé Gilbert Ondongo.

En novembre, il y a eu 92 millions de recettes alors que les dépenses s’élevaient à 203 millions et plus de 110 millions de gap. En décembre, celles-ci étaient de 75 millions et les dépenses de 267 millions.  En trois mois d’exercice, a signifié le ministre Gilbert Ondongo, la STPU a engrangé plus de 430 millions de déficit et plus de 3 milliards de dette envers les fournisseurs de carburant et pièces détachées.

Ainsi, quant à savoir la date de la relance des activités de cette société, le ministre de l’Economie a laissé entendre que dans l’immédiat, cela n’était pas possible, d’où la décision du gouvernement de mettre tout à plat en vue du redémarrage des activités.

« Pour relancer la compagnie, il nous faut prendre tout notre temps. Il faut tout remettre à plat et réorganiser cette société qui est une société anonyme, conformément aux règles de l’Ohada. Chercher les fonds, non seulement pour redémarrer les activités, mais aussi pour garantir la stabilité de la société », a-t-il indiqué, faisant savoir que désormais, la société sera ouverte aux partenaires étrangers dans le capital. « Ce n’est que de cette manière que nous pouvons relancer les activités », a-t-il conclu.

 

Légendes et crédits photo : 

Une vue des bus de la STPU

Source : http://www.adiac-congo.com/

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