Transport urbain : le calvaire des habitants des quartiers périphériques

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Des arrêts de bus, à l’instar de ceux du quartier NKombo, dans le neuvième arrondissement de Brazzaville, Djiri, et du rond-point Mazala, dans le quatrième arrondissement Moungali, sont généralement remplis chaque matin et soir d’étudiants, élèves, travailleurs et autres usagers qui peinent à trouver un moyen pour se déplacer.

La situation due à la détérioration du réseau routier urbain, aux pénuries de carburant ou aux humeurs des conducteurs des moyens de transport en commun cause du tort aux travailleurs, contraints de ne plus arriver à temps à leurs lieux de service. Elèves et étudiants, quant à eux, sont privés de la plupart des cours des premières heures. 

Cette triste réalité s’est empirée depuis l’arrêt de la Société de transport public urbain (STPU) dont les bus permettaient aux usagers de parcourir de longues distances à moindre coût.

« Il m’arrive de passer plus d’une heure d’attente à l’arrêt de bus. Pour éviter ce calvaire, je suis obligée de quitter la maison tôt ou débourser plus d’argent pour me rendre au service », s’est plaint une habitante du quartier Moukondo.

Les habitants des quartiers tels NKombo, Loua, Massengo, Sangolo, Moukondo et autres sont les plus concernés. Il s’agit d’une situation qui obère les finances des ménages, tenus de débourser plus de moyens uniquement pour le transport.

« Il y a trop d’embouteillage sur l’axe Nkombo-Moukondo. Je n’ai pas envie d’aller perdre mon temps et épuiser mon carburant pour rien », a lancé un chauffeur de taxi, refusant la course d’une cliente qui se rendait à Makabandilou.

Mis en circulation en juin 2015, les bus de la STPU ont joué un rôle important en facilitant la mobilité de la population de ces zones reculées. Mais, depuis l’arrêt de ses activités en 2017, partir d’un arrondissement à un autre de la capitale devient difficile. Une éventuelle relance de l’exploitation des bus de la STPU apporterait tant soit peu un soulagement.

Légendes et crédits photo : 

Une affluence de gens mêlée à l’embouteillage au marché Mazala, à Moukondo

Source : http://www.adiac-congo.com/

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