Transport fluvial : après vingt ans d’immobilisation, le bateau Lukamba de nouveau à flot

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Plus de vingt ans après l’immobilisation, le bateau Lukamba flotte à nouveau sur le fleuve Congo ainsi que sur la rivière Kasaï. Il a quitté la gare fluviale de Kinshasa le mercredi 14 février dans la matinée à destination d’Ilebo dans la province du Kasaï, sur la rivière qui porte le même nom. Une initiative de la nouvelle équipe dirigeante de la Société commerciale de transports et de ports (SCTP). Elle s’inscrit dans la droite ligne de la relance de cette société de l’Etat.

Au cours de ce voyage, le bateau cargo Lukamba transporte une cargaison de 1.500 tonnes de ciment appartenant à un particulier et à destination d’Ilebo. Le retour est prévu dans un peu moins de 60 jours.

Pour le comité de gestion de la SCTP, la réhabilitation de Lukamba est un signe annonceur qui prouve la volonté manifeste de remettre à flot tous les autres bateaux de la SCTP aujourd’hui immobilisés, malgré la modicité des moyens dont dispose cette société de l’Etat.

« Aujourd’hui, c’est un grand jour. La réhabilitation et mise à flot de Lukamba, plus de vingt ans après, s’inscrit dans le cadre de la nouvelle vision du nouveau comité de gestion de la SCTP. C’est un pari gagné, en ce sens que malgré les maigres moyens dont dispose la SCTP, il y a la volonté de mieux faire. Cette reprise du bateau Lukamba, 20 ans après son immobilisme constitue un moment important pour les agents et cadres de la SCTP. Cela est une preuve palpable qui prouve que nous sommes réellement en train de travailler. Il y quelques jours, le bateau Kokolo venait d’effectuer son deuxième voyage vers Kisangani dans la Province de la Tshopo. Aujourd’hui, plus de vingt ans après, nous envoyons Lukamba à Ilebo. C’est vraiment une fierté », a déclaré le directeur général adjoint de la SCTP, Destin Pelete.

Au retour, a-t-il ajouté, il sera certainement question de transporter une autre charge des particuliers à destination de Kinshasa.

A la prise de nos fonctions, a renchéri Destin Pelete, le port de Matadi était devenu pratiquement sec, et tous les shipping line avaient tourné le dos à la SCTP. Et aujourd’hui, se félicite-t-il, lorsque l’on se rend au port de Matadi, l’on se rend vite compte que la fréquence d’accostage de navires a augmenté. Ce qui, selon le directeur général de la SCTP, a fait que le trafic sur la voie ferroviaire augmente également.

Pour Destin Pelete, le nouveau management imprimé à la société est voué à un meilleur résultat, d’autant plus que la SCTP tient à son renouveau ainsi qu’au bien être de ses cadres et agents.

« A la prise de nos fonctions, il n’y avait aucun bateau mobile. Mais à ce jour, nous sommes fiers de constater que les activités sont petit à petit, en train d’être relancées malgré les maigres moyens dont dispose la SCTP. Je pense que ce qui est important, c’est d’abord la volonté de mieux faire. Et là, je loue la bravoure de nos vaillants travailleurs. Malgré les problèmes techniques connus, nous avons tenu à ce que tout soit mis en état, afin de satisfaire notre clientèle. Nous ne pouvons qu’encourager nos travailleurs pour le dévouement dont ils ne cessent de faire preuve », ajouté le directeur général adjoint de la SCTP.

Aux clients potentiels de la SCTP, Destin Pelete leur demande de faire confiance à la « meilleure société de transport fluvial de la RDC ».
« Que nos clients reviennent car le trafic des bateaux de la SCTP a pratiquement repris sur la rivière Kasaï. Ils doivent être fiers car il n’y a que la SCTP qui peut mieux les servir. A nos nombreux clients qui s’étaient découragés, qu’ils sachent que lorsque nous promettons, nous réalisons. Qu’ils nous fassent confiance à la montée comme à la descente », a-t-il lancé.

A court terme, les dirigeants de la SCTP comptent réhabiliter toutes les machines de cette société qui sont à l’arrêt. Ainsi, de manière progressive, les difficultés financières que connait cette société de l’Etat pourront être résolues.

Plusieurs analystes pensent qu’avec un peu de volonté et d’abnégation, la SCTP qui, autre fois faisait la fierté nationale peut être redressée et la situation socioéconomique de ses cadres et agents peut également s’améliorer.

Source : Media Congo

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