Trafic d’ivoires : deux imams vont comparaître à Ouesso

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Les deux chefs religieux et trois de leurs fidèles musulmans sont poursuivis par le parquet près le tribunal de grande instance de Ouesso pour détention, circulation et commercialisation de 12 kg des pointes d’ivoires, rapporte un organisme de conservation de la faune, le 13 janvier.

Les prétendus trafiquants d’ivoires, indique la source, seront fixés sur leur sort le 18 janvier par l’institution judiciaire du département de la Sangha. Ils  ont été interpellés au poste de contrôle PK-Pilonne par des écogardes œuvrant pour le compte du Projet de gestion des écosystèmes périphériques au Parc National d’Odzala-Kokoua (Progep-Pnok).

L’un d’eux, en charge d’assurer le transport des ivoires de la localité de Ngombé (Sangha) pour le Cameroun à bord de leur véhicule taxi, avait vite reconnu les faits, lors d’un interrogatoire au cours duquel il a dénoncé les deux imams,  propriétaires des 12Kg d’ivoires qu’ils transportaient.

Les faits reprochés à ces commerçants d’ivoires et leurs trois complices sont prévus par l’article 27 de  la loi 37 du 28 novembre 2008 sur la faune et les aires protégées qui stipule que : « L’importation, l’exportation, la détention et le transit sur le territoire national des espèces intégralement protégées ainsi que leur trophées, sont strictement interdits sauf dérogation spéciale de l’administration des eaux et forêts pour les besoins de la recherche scientifique ou à des fins de reproduction. »

Toutefois, un des responsables d’une ONG de conservation, partenaire du ministère de l’Economie forestière, a estimé que « ce procès sera juste et que le droit sera dit, conformément à l’esprit du discours à la nation livré le 30 décembre 2017…Nous avons foi que le tribunal et le parquet de Ouesso ne se laisseront pas emporter par les tentatives de corruption en branle par les adeptes de ces deux imams», ajoutant qu’il y a pour l’instant « les rumeurs d’une collecte de trois millions de francs CFA destinés à influencer la décision de justice sur cette affaire qui circulent dans la ville de Ouesso ».

Source : adiac-congo.com

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