Théorie de l’évolution: Pourquoi certains modèles évolutifs seraient-ils faux ?

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Un article publié dans la revue Evolution le 26 septembre 2018 montre que certains modèles qui expliqueraient la théorie de l’évolution seraient des artefacts statistiques que cause notre point de vue.

En effet, nous analysons l’évolution et les fossiles du passé et tous les organismes vivants présents aujourd’hui à la surface de notre planète avec notre vision actuelle. Ainsi, les conclusions concernant l’évolution seraient peut-être trop hâtives et incertaines. C’est ce que relaie un communiqué de presse de l’Université d’Uppsala (Suède).

Les modèles évolutifs permettent d’expliquer la théorie de l’évolution ?

L’évolution des organismes vivants au cours du temps possède quelques énigmes. En effet, le plus ancien fossile animal remonte à il y a environ 550 millions d’années. Ce « boom évolutif » se nomme « explosion cambrienne », et correspond à l’apparition soudaine de plusieurs grandes lignées animales et végétales. En effet, cette explosion a conduit à une grande diversité chez les êtres vivants, qui n’étaient auparavant que des organismes unicellulaires (une seule cellule). Mais durant l’évolution, ces êtres qui sont apparus n’ont connu que de faibles évolutions morphologiques. Ce modèle de l’évolution a fait naître de nombreux débats concernant les mécanismes évolutifs que suppose la théorie de l’évolution.

Ainsi, des questions surgissent. Un organisme qui évolue pour la première fois possède-t-il un panel évolutif plus large ? Cela expliquerait la grande diversité des organismes suite à cette évolution. Ou bien sinon, est-ce que les écosystèmes « saturent » au gré de l’évolution des espèces (ce qui réduit ensuite les possibilités de diversification) ? Ces questions entraînent les scientifiques à établir des modèles évolutifs pour expliquer la théorie de l’évolution.

Cet article révèle que les études portant sur l’évolution sont biaisées

Graham Budd et Richard Mann, les deux auteurs de cette étude, indiquent que ces modèles pourraient bien être faux. Pour eux, de tels rebonds évolutifs pourraient encore avoir lieu, de manière totalement aléatoire. Afin de déterminer certains mécanismes évolutifs, les biologistes et paléontologues étudient comme modèles statistiques le « modèle de naissance-mort ».

En effet, cela permet de décrire les événements aléatoires que sont les spéciations et extinctions. Mais ces statistiques sont très variables. Par conséquent, des changements peuvent donner naissance à un groupe important alors que l’espèce d’origine est peu abondante, tandis que les autres espèces s’éteignent. Ce sont ensuite les groupes issus d’une diversification qui généralement évoluent jusqu’à nous. Nous en retrouvons les nombreux fossiles, qui permettent de construire une histoire évolutive.

Ainsi, cela permet d’établir le modèle qui indique qu’à l’origine d’une espèce, il y a eu une sorte d’explosion avec une évolution rapide des espèces. Le problème est qu’en fait ce groupe final n’est pas représentatif de l’ensemble des espèces, car il ne serait qu’un cas particulier et aléatoire de l’évolution, et qu’il biaiserait notre vision de l’évolution. Plus tard, lorsque ces groupes d’espèces se diversifient, il y a moins de variations, avec un taux d’évolution qui retourne à la moyenne évolutive observée au cours du temps.

Les modèles évolutifs construits sur l’observation de ces fossiles et groupes possèdent donc des erreurs. En effet, les deux scientifiques expliquent que certains modèles construits jusqu’à présent ne peuvent pas être généralisés, car ils étudient seulement des espèces dont on sait aujourd’hui  que leur évolution a réussi. Ce qui biaise ainsi les conclusions scientifiques. Même si ce défaut est connu depuis 25 ans, il a été écarté car on pensait qu’il était négligeable. Toutefois, les deux chercheurs montrent que cela ne doit pas être mis de côté, car il pourrait expliquer une grande partie des variations de la diversité observée dans les fossiles.

En fait, nous étudions seulement ce que nous voyons. Les scientifiques ont ainsi pu montrer qu’il y avait une explosion de la diversité. Leur problème a été de vouloir en montrer la cause et d’en faire une généralité pour l’ensemble de l’évolution. Pour Budd et Mann, la seule cause est le caractère extrêmement aléatoire de l’évolution. Ainsi, tous deux estiment que l’explication de la diversité dans l’évolution doit être corrigée.

Le débat des modèles évolutifs n’est pas près de s’arrêter…

Source: http://www.mediacongo.net/

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