Tennis/Masters de Singapour : Le masters féminin plus homogène que jamais

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Le masters féminin réunit les huit meilleures joueuses de l’année à Singapour jusqu’au 28 octobre. En l’absence de la numéro un mondiale Simona Halep (blessée au dos), aucune joueuse ne semble vraiment au-dessus des autres. Huit joueuses, huit candidates crédibles au titre.

• Angélique Kerber 

Pourquoi elle est favorite?  Tout simplement parce qu’elle est tête de série numéro un, et qu’elle devrait, selon la logique, profiter de l’absence de Simona Halep. Kerber a vécu une année pleine d’émotions. Elle est parvenue à passer de la 21e place à la 2e place mondiale, en remportant au passage son troisième titre du Grand Chelem à Wimbledon. Et en battant Serena Williams en finale (6-3, 6-3), s’il vous plaît. Quand Kerber joue à ce niveau, elle est intouchable. 

Pourquoi elle ne l’est pas ? Parce que depuis Wimbledon, ce n’est plus trop ça. Elle n’a plus dépassé les quarts d’un tournoi. Lors de son dernier tournoi à Pékin, elle perd contre Shuai Zhang, 45ème mondiale, en encaissant un 6-0 dans le dernier set. Pas de quoi fanfaronner, au moment d’affronter les meilleures joueuses de l’année. 

• Caroline Wozniacki

Pourquoi elle est favorite ? Une chose suffit à la placer parmi les prétendantes sérieuses : elle a remporté un Grand Chelem. Le masters est un tournoi majeur ; il demande donc une certaine grinta, propre aux champions capables de se sublimer sous la pression de l’événement. Wozniacki, même si elle a été longtemps paralysée par ce genre d’enjeu, est parvenue à vaincre ses démons cette année en remportant le premier Grand Chelem de sa carrière à Melbourne. Le palier est franchi.  Elle vient d’écraser le tournoi de Pékin, en remportant tous ses matchs en deux sets. Sur les trois dernières semaines, c’est LA joueuse en forme. Dernier argument, et pas des moindres : c’est tout simplement la tenante du titre.

Pourquoi elle ne l’est pas ? Le tournoi de Pékin est une oasis dans le désert qui a suivi sa victoire à Melbourne. Celle-ci n’a pas été le déclic attendu. Au contraire, depuis l’Australie, la Danoise enchaîne les contre-performances en Grand Chelem (3e tour à Wimbledon et l’US Open, huitièmes de finale à Roland-Garros) et les résultats quelconques dans les tournois plus mineurs. Jusqu’à Pékin, elle n’ avait plus gagné le moindre tournoi depuis janvier. Consciemment ou non, elle a perdu de son exceptionnelle combativité sur le terrain, comme si son Grand Chelem lui avait enlevé un peu de sa motivation. L’an dernier elle arrivait à Singapour le couteau entre les dents, cette fois, elle semble un peu plus ensommeillée. 

• Naomi Osaka 

Pourquoi elle est favorite? Osaka est la benjamine du tournoi. A 21 ans, elle a explosé cette année. D’abord en remportant son premier titre « Premier » (l’équivalent des Masters 1000 chez les hommes) en mars à Indian Wells. Ensuite en enlevant son premier Grand Chelem à l’US Open, face à la meilleure joueuse du XXIe siècle, Serena Williams. Inutile de dire que la confiance est là. Osaka est, de plus, le genre de joueuse que les défis stimulent. Comme gagner un tournoi en battant les huit meilleures joueuses du monde, à 21 ans. 

Pourquoi elle ne l’est pas? Osaka, du fait de sa jeunesse, est encore sujette à des sautes de concentration et de niveau, et ce sur plusieurs semaines. En atteste sa longue traversée du désert entre Indian Wells et l’Us Open. Si elle semble enfin parvenir à une certaine régularité d’un tournoi à l’autre, elle n’est toujours pas la valeur sûre qu’elle deviendra sûrement au fil des mois. 

• Petra Kvitova

Pourquoi elle est favorite? C’est la joueuse la plus titrée de l’année : elle a soulevé la coupe cinq fois. Et il ne s’agissait pas de tournois de seconde zone. A part Prague, les quatre autres tournois sont des « Premiers », la catégorie qui vient juste en-dessous des Grands Chelems. A Birmingham, Madrid, Doha et Saint-Pétersbourg, elle a survolé ses matchs, ne lâchant que 9 sets sur 50 joués. Avec son redoutable coup droit, elle peut mettre n’importe quelle joueuse à plusieurs mètres de la balle. Ajoutez à cela un des plus beaux palmarès en Grand Chelem parmi les joueuses en activité (2 GC gagnés) et un Masters gagné en 2011 et vous aurez un vrai ticket de prétendant. 

Pourquoi elle ne l’ est pas ? Kvitova a beau avoir gagné deux Grands Chelems, elle l’a fait dans la première partie de sa carrière. Depuis ses blessures à répétition, elle n’est plus vraiment la gagneuse que l’on a connu. La preuve, cette année, même si elle a été d’une grande régularité sur l’ensemble des tournois (elle est quand même cinquième mondiale), elle n’a jamais dépassé le 3e tour d’un Grand Chelem.

• Sloane Stephens

Pourquoi elle est favorite? C’est Madame grands rendez-vous. Sloane Stephens a remporté six tournois, dont un grand chelem et deux Premier. Elle atteint les quarts à l’US Open, puis perd au premier tour sur ses deux tournois suivants. Cette année, elle a gagné à peu près 70% de ses points sur trois tournois : Roland-Garros (finale) , Miami(victoire), et l’US Open(quarts). Si elle a coché Singapour, ça risque de faire mal. 

Pourquoi elle ne l’est pas? Justement en raison de cette imprévisibilité. On ne sait jamais ce que Stephens produira sur un tournoi et, même si l’adrénaline des grands moments la stimulent, il lui arrive de passer à également à côté. En Grand Chelem cette année, elle a tout de même perdu au premier tour à l’Open d’Australie et à Wimbledon. Pour ne rien arranger, il s’agira de sa première expérience en Masters. 

• Elina Svitolina

Pourquoi elle est favorite? Si c’est déjà sa deuxième participation au Masters, Svitolina fait partie de celles que tous les observateurs voient reprendre le flambeau de Serena Williams, une fois que l’Américaine se retirera. L’Ukrainienne est une joueuse complète, dont la puissance est dévastatrice quand elle est en forme. Il suffit de jeter un œil à son tournoi de Rome 2018 : en finale, elle explose la numéro un mondiale, 6-0 6-4. 

Pourquoi elle ne l’est pas? Après une année 2017 pleine de promesses (elle avait gagné 6 tournois et atteint la 3e place mondiale), son niveau stagne quelque peu. Elle n’a plus enchaîné plus de trois victoires depuis le tournoi de Montréal en août, et ses résultats en Grand Chelems sont très moyens (meilleur résultat : quarts à Melbourne). 

• Karolina Pliskova 

Pourquoi elle est favorite ? C’est la joueuse en forme de la tournée asiatique. Elle a remporté le tournoi de Tokyo (Premier) en ne lâchant qu’un set sur la route. Puis a atteint la finale du tournoi de Tianjin (battue par Caroline Garcia). C’est probablement la plus régulière des huit joueuses : elle a atteint les quarts de finale dans onze tournois cette année, et elle n’a plus quitté le Top 10 depuis août 2016. Personne n’a fait mieux parmi les joueuses présentes à Singapour. Une valeur sûre. 

Pourquoi elle ne l’est pas? Elle est peut-être régulière, mais elle ne va plus très souvent au bout. Onze quarts de finale donc, mais pour deux titres seulement. Ses précédentes participations au Masters n’augurent rien de bon : elle n’a jamais dépassé les demi-finales. 

• Kiki Bertens 

Pourquoi elle est (un peu) favorite? C’est la surprise. Sans le forfait d’Halep, elle n’aurait pas accédé au grand huit. Mais ce n’est pas immérité, loin de là. Kiki Bertens a changé de dimension cet été, après son premier quart en Grand Chelem à Wimbledon. Elle a fait un très bon tournoi de Montréal avant d’assommer, coup sur coup, quatre joueuses du Top 10 lors de sa victoire à Cincinnati. Pour sa première participation, elle pourrait créer la surprise. 

Pourquoi elle ne l’est pas ? Soyons honnêtes, Bertens est peut-être la seule qui ne peut être considérée comme une favorite. Elle n’a pas fait mieux qu’un quart cette année en Grand Chelem. Elle ne dépasse pas les huitièmes sur ces quatre derniers tournois.  Elle n’a ni la régularité, ni la forme d’une prétendante.

Source: http://www.mediacongo.net/

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