Téléphonie mobile : l’Acaj préconise un dialogue entre les opérateurs et les consommateurs

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L’organisation de défense des droits de l’homme a adressé, le 13 mai, une correspondance aux directeurs généraux de quatre sociétés de télécommunications opérant dans le pays, pour s’indigner à la suite des incidents enregistrés en marge des manifestations pacifiques organisées devant leurs bureaux par le mouvement citoyen Lucha, qui réclamait la baisse de coûts des services et leur amélioration.

L’Association congolaise pour l’accès à la justice (Acaj) recommande la recherche d’une solution rapide en vue de prévenir d’autres incidents pouvant engager éventuellement la responsabilité de chacune des entreprises, tant au niveau national qu’international. Aussi suggère-t-elle l’initiation d’un dialogue avec le mouvement citoyen Lucha, tout en rappelant à ces entreprises l’article 60 de la Constitution de la République démocratique du Congo, qui impose aux pouvoirs publics et à toute personne, le respect des droits humains et des libertés fondamentales.

Cette organisation fait observer, par ailleurs, qu’en intervenant par concession dans des télécommunications, un domaine de souveraineté et réservé en principe à l’Etat, ces sociétés accomplissent la mission d’utilité publique. Ainsi, relève l’Acaj, « les citoyens ont droit, en agissant individuellement ou collectivement, de demander et d’obtenir de ces sociétés, des explications par rapport à la qualité et la tarification de leurs services », par rapport à ce qu’elles fournissent dans d’autres pays africains.

Rappelons que le mouvement citoyen Lucha a lancé, depuis quelques mois, une campagne dénommée « À bas les prix » qui prévoit des manifestations dans différentes villes. Il dénonce le coût exorbitant des forfaits et de l’internet ainsi que la mauvaise qualité de la connexion (que ce soit pour les appels que pour l’internet).

En avril dernier, ce mouvement a organisé, à Kinshasa et en provinces, des manifestations pacifiques devant des installations des sociétés Airtel, Vodacom, Orange et Africell, pour réclamer la baisse de coûts et l’amélioration de leurs services, en prenant les exemples des prix fixés dans d’autres pays du continent. Ce mouvement a déposé, à l’issue de ses sit-in, des mémorandums à ces différentes entreprises. Des incidents et violations des droits de l’homme enregistrés lors de ces manifestations ont amené l’Acaj, en tant qu’ONG de défense des droits de l’homme, à préconiser des solutions pour une solution rapide.

 

Légendes et crédits photo : 

Les membres de Lucha lors de leurs manifestations/tiers

Source : http://www.adiac-congo.com/

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