Sud-Kivu: les trois femmes élues députées provinciales s’engagent à bien représenter le genre

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Les femmes qui ont été élues députées provinciales au Sud-Kivu sont déterminées à peser plus lourd afin de faire entendre leur voix en dépit de leur nombre largement inférieur. Lors de l’ouverture de l’exercice parlementaire 2019-2024, qui a eu lieu ce mercredi 30 janvier 2019, les trois dames se sont montrées décomplexées vis-à-vis de la multitude d’hommes qu’elle vont devoir côtoyer au sein de l’hémicycle.

Seules Shenila Mwanza élue du territoire de Fizi, Blandine Kalafula du territoire de Mwenga ainsi que Béatrice Kindja sont les femmes qui ont réussi à se faire élire à la députation provinciale au Sud-Kivu. Peu nombreuses bien-sûr seront les femmes à l’hémicycle du Sud-Kivu. Mais, mine de rien, celles qui y seront y partent avec un taux de détermination démesuré.

Madame Shenila Mwanza, autrefois élue député nationale, reconnait la lourdeur de la tâche qui consiste à imposer le respect de la représentativité du genre dans le rouage politique de la RDC. Cependant, Shenila reste confiante en la capacité des femmes qui ont été élues à pouvoir influencer positivement les décisions de l’assemblée relativement au besoin de la femme sud-kivutienne.

« Nous avons le devoir, nous les trois femmes qui allons siéger au sein de l’assemblée provinciale, de pouvoir assumer ce rôle d’une minorité féminine représentée au niveau provincial. Nous sommes trois femmes mais nous allons représenter toutes les femmes de la province du Sud-Kivu », a rassuré l’élue de Fizi devant micros et caméras des journalistes.

De sa part, madame Blandine Kalafula ne trouve aucun inconvénient, qu’elles soient nombreuses ou peu nombreuses au sein de l’hémicycle. Pour cette nouvelle députée, leur mandat consiste à défendre les intérêts des sud-kivutiens, hommes ou femmes soient-ils. Autant madame Kalafula compte défendre les droits tant des hommes que des femmes, autant elle compte sur le sens républicain de tous les élus en vue de porter plus l’étendard de la cause de la femme.

« Quand on est élue, on représente toute la population qui nous a élue… Nous voudrions que la parité soit respectée, que nous soyons nombreuses, c’est l’idéal. Bien que nous soyons à trois, je crois en la qualité du travail et nous aurons aussi à nous mettre ensemble pour que nous puissions faire passer des édits en faveur de toutes les femmes, et en faveur de toute notre population. Que les femmes ne se sentent pas vraiment lésées du fait que le nombre de femmes élues n’a pas été très grand. Il y a eu beaucoup de sensibilisation, ça n’a pas donné, mais nous espérons que dans les mandats qui viennent, nous aurons beaucoup de femmes élues et il y aura une bonne représentativité », nous a confié la députée Blandine Kalafula au sortir de la séance inaugurale de la première session de la deuxième mandature de la troisième république.

La constitution congolaise consacre la parité entre la femme et l’homme dans la gestion de la chose publique. Ce principe constitutionnel est malheureusement resté théorique, en dépit des séances de sensibilisation qui s’initie à l’égard des électeurs sur la nécessité de la promotion des valeurs féminines.

Au sein de l’hémicycle provincial du Sud-Kivu les femmes ne représentent que moins de 8%, alors qu’à l’assemblée nationale elles dépassent à peine 10%.

Source: http://www.mediacongo.net/

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