Sud-Kivu : les organisations de la société civile exigent la restauration du ministère de la Justice

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Quelques jours après la sortie du gouvernement Nyamugabo 2, les organisations de la société civile du Sud-Kivu œuvrant particulièrement dans le secteur des droits de l’homme, recommandent au gouverneur de rapporter son arrêté et restaurer dans l’urgence le portefeuille de la justice.

La recommandation est contenue dans une correspondance adressée au gouverneur du Sud-Kivu et dont Laprunellerdc.info a obtenu copie.
Dans cette correspondance, ces organisations de la société civile s’inquiètent du niveau de régression des droits humains.

Ces organisations ne digèrent pas que la province du Sud-Kivu soit la première a s’être dotée d’un édit portant protection des défenseurs des droits humains et des journalistes et que ce secteur des droits humains et de la justice soit relégué “dans les oubliettes”.

“Il importe de rappeler qu’omettre un Ministère de souveraineté, comme celui référé, dénote d’une attitude de mépris et négligence aux droits humains, et, dont plus d’un observateur averti ne saurait tolérer de la carrure d’un homme d’État, avocat de profession, ayant longtemps interagi comme activiste des droits humains au compte de plusieurs organisations non gouvernementales, et de surcroît diplomate de carrière” disent les organisations.

En plus de la demande de restauration du ministère de la Justice, les défenseurs des droits de l’homme demandent également une personne valable à ce poste et implorent l’implication de l’Assemblée provinciale du Sud-Kivu.

“Au gouverneur de province, de nommer au ministère de la Justice qui sera restauré, un interlocuteur valable et capable d’exercer, correctement, les attributions lui dévolues, et en lien avec les engagements nationaux et internationaux des droits humains auxquels la RDC est partie prenante ; de respecter sa parole et ses engagements donnés le 20 février 2018, lors de la rencontre avec le comité de suivi des mécanismes de protection des DDH et des journalistes au Sud-Kivu”, selon lesquels « la province du Sud-Kivu ne va pas régresser en matière de mise en œuvre des droits humains », au président de l’Assemblée provinciale, d’interpeller le gouverneur de province afin de présenter à la représentation du peuple, mobiles de la suppression dudit ministère et droits humains, l’obliger à le restaurer et lui doter des moyens de sa politique…” recommandent les organisations, rappelant que le pays siège au conseil des droits de l’homme de l’ONU et que l’un de ses ressortissants preste en qualité de rapporteur spécial de l’Union africaine des défenseurs des droits de l’Homme en Afrique.

Claude Nyamugabo a mis en place un nouveau gouvernement provincial composé de dix portefeuilles. Le ministère de la Justice a été supprimé de l’équipe gouvernementale.

Source: http://www.mediacongo.net/

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