Sud-Kivu : la Lucha insiste sur une transition sans Kabila avant toute élection

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Le mouvement citoyen Lutte pour le Changement, Lucha, dit ne pas croire à l’actuel processus électoral au pays avec le pouvoir actuel et appelle encore une fois la mise en place d’une transition sans Kabila.

C’est au peuple congolais et aux différentes organisations que la Lucha s’adresse pour « rejeter le pseudo-processus électoral en cours et à exiger une mise en place d’un mécanisme civil et neutre pour organiser des élections véritablement libres, sans Kabila et son régime ».

« La Lucha est profondément convaincue qu’il n’existe toujours aucune raison de croire que des élections libres, paisibles et crédibles vont se tenir le 23 décembre 2018. La Lucha maintient sa position sur le fait que tant que Joseph Kabila et sa clique seront les maîtres du jeu politique et électoral en RDC, il n’y a aucune chance d’avoir des élections libres, justes et transparentes, seules susceptibles d’ouvrir la voie à la stabilité de la RDC et de la région », affirme une déclaration lue à Bukavu ce vendredi 29 Juin 2018 à la place dite “Lucha”, au rond-point ISP.

Pour la Lucha, il est évident que le processus actuel ne peut conduire « qu’à plus de chaos, avec soit le maintien au pouvoir de Kabila ou de quelqu’un nommé par lui et non le peuple ; soit des élections contestées, voire la guerre civile ».

« La Lucha appelle la Cenco, garante de l’accord de la Saint Sylvestre, à prendre une position courageuse pour reconnaître que dans le contexte actuel des élections libres et crédibles sont impossibles, et à en tirer toutes les conséquences » soutient la déclaration de la lucha.

Le mouvement cite 13 éléments pour conforter sa position parmi lesquels la présence des 16% d’électeurs fictifs, la présence de la machine à voter, le fait pour le gouvernement de refuser tout appui extérieur au processus électoral, « le contrôle total de la cour constitutionnelle et de toutes les autres juridictions par Kabila et sa majorité », l’absence de la décrispation politique, le maintien du dédoublement des partis, les frais exorbitants des cautions pour les candidats, l’insécurité dans le pays ou encore le refus de donner accès aux experts électoraux internationaux, etc.

Source: http://www.mediacongo.net/

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