Sud-Kivu: JC Kibala appelle les candidats Lamuka à combattre le FCC « sans pitié »

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Jean-Claude Kibala, le coordonnateur de la campagne du candidat président de la République de la Coalition Lamuka dans la province du Sud-Kivu a dénoncé au cours d’une conférence de presse à Bukavu le week-end, les entraves faites par le pouvoir de Kinshasa pour bloquer la campagne de Martin Fayulu.

Jean-Claude Kibala dénonce entre autre la décision du Gouvernement congolais de n’autoriser que le survol d’un ou de deux avions sur les 7 prévus pour la campagne de leur candidat Fayulu.

Le recours à l’article 64 de la constitution

« Comment voulez-vous aller aux élections quand votre candidat est cloué à Kinshasa. Il ne sait même pas voir la population pour présenter son projet de société ? C’est quelles élections vous voulez ? Comment voulez-vous nous obliger à aller aux élections où on est en train d’interdire aux gens de s’exprimer ? Comment ? Si vous voulez avoir Shadary comme président de la République sans élections, on aurait épargné les millions consommés par la CENI et les millions de corruption pour les achats des équipements. On a perdu beaucoup des temps, des morts ! Même si on ne parle de l’argent mais va-t-on oublier tous ces jeunes qui sont morts à Kinshasa et ailleurs parce qu’ils voulaient avoir des élections crédibles et dire qu’on va accepter ces élections même si Fayulu est cloué à Kinshasa ? Moi je dis Non ! » tranche Kibala.

Celui-ci est revenu sur la possibilité de recourir à l’article 64 de la constitution de la RDC pour exiger des bonnes élections et le respect des droits de tous les candidats dans la course.

« Je veux vous dire que l’article 64 de la constitution nous dit ceci : si un individu ou un groupe d’individus s’amuse à s’octroyer le pouvoir par la force, le peuple congolais a le droit d’utiliser tous les moyens possibles pour s’en débarrasser. Alors quand je dis tous les moyens possibles vous devez comprendre de quoi je parle » dit-il d’un ton grave.

« Félix ou Kamerhe n’est pas notre adversaire politique » mais…

Devant les journalistes, l’ex-Vice-Gouverneur de la Province du Sud-Kivu, Jean-Claude Kibala indique les deux leaders de la coalition Cap pour le Changement (CACH) ne font pas partie de leur adversaires politiques.

« Félix ou Kamerhe n’est pas notre adversaire politique. Ils seront notre adversaire s’ils rejoignent le FCC » C’est ce qu’a dit Jean Claude Kibala Nkold Coordonnateur de la campagne de Fayulu au Sud-Kivu au cours d’une conférence de presse organisée ce samedi 1er décembre 2018 lors du lancement officiel de la campagne des candidats des députés provinciaux et nationaux de la coalition « Lamuka ».

Pour lui, les candidats Lamuka doivent se concentrer à combattre « sans pitié » le régime Kabila et le Front Commun pour le Congo (FCC)

« Mes frères, ce n’est pas Kamerhe ou Felix qui est notre adversaire politique. Ils seront notre adversaire s’ils arrivent à rejoindre le FCC. Mais pour le moment, c’est le régime de Kabila qui a fait 17 ans au pouvoir et qui nous a privés de nos droits, de nos libertés, même la liberté de vivre. Vous n’y pensez pas toujours, les gens qui sont morts au Kasaï, à Beni même ici au Sud-Kivu. On les prive de leurs libertés de vie. On nous prive de nos ressources, le pillage de nos ressources […] Croire que nous nous allons nous mettre ici à nous battre contre l’UNC ou contre Félix c’est perdre notre temps. Nous n’allons pas perdre notre temps. Notre adversaire que nos candidats ici doivent combattre rigoureusement et sans pitié, c’est le FCC, ce n’est pas l’UNC », tranche Jean-Claude Kibala.

… doivent revenir vers Fayulu

Néanmoins, Jean-Claude Kibala a critiqué le retrait des signatures des opposants Félix et Kamerhe sous prétexte d’avoir subi la pression de leurs bases. Il affirme que ces deux leaders de l’opposition étaient libres et ont signé de leur propre gré l’accord de Genève.

« Mes chers frères, qui vous dit qu’il y’a vraiment eu la pression? Vous voyez vraiment des gens intellectuels, responsables qu’on leur fasse pression de signer un document? C’était la police suisse, l’armée Américaine ou quoi? Je vais vous dire que ce soit Félix ou Kamerhe, tous ils avaient des collaborateurs là-bas. Vous avez vu des photos qui ont circulé et chaque fois, chaque candidat avait la possibilité de quitter la salle pour se retirer et demander les avis. Du reste, quand on est allé signer les accords de l’OUA ou de la Saint Sylvestre, on a demandé à quelle base? Quand on est allé signer les accords en Italie, on a demandé à quelle base? Même la base ici à Kinshasa ne savait pas que l’Udps était en train de signer des accords en Italie. Maintenant là qu’il s’agit de sauver la nation, ils se lèvent et disent non, on n’a pas demandé nos bases…. » explique Kibala.

Cependant, pour lui, s’ils le veulent, Félix et Kamerhe peuvent encore revenir vers Fayulu car c’est eux qui ont quitté le navire. Avant de les appeler à rejoindre le camp de Martin Fayulu afin de combattre ensemble le régime de Kabila, qu’il traite de « régime des médiocres ».

« Mes chers frères, qui vous dit qu’il y’a vraiment eu la pression? Vous voyez vraiment des gens intellectuels, responsables qu’on leur fasse pression de signer un document ? C’était la police suisse, l’armée Américaine ou quoi? Je vais vous dire que ce soit Félix ou Kamerhe, tous ils avaient des collaborateurs là-bas. Vous avez vu des photos qui ont circulé et chaque fois, chaque candidat avait la possibilité de quitter la salle pour se retirer et demander les avis. Du reste, quand on est allé signer les accords de l’OUA ou de la Saint Sylvestre, on a demandé à quelle base? Quand on est allé signer les accords en Italie, on a demandé à quelle base? Même la base ici à Kinshasa ne savait pas que l’Udps était en train de signer des accords en Italie. Maintenant là qu’il s’agit de sauver la nation, ils se lèvent et disent non, on n’a pas demandé nos bases…. » explique Kibala.

Bien avant, il appelait les habitants du Sud-Kivu à apporter leur soutien à la candidature de Martin Fayulu pour la présidentielle de Décembre 2018 ainsi qu’aux candidats députés provinciaux et nationaux Lamuka au Sud-Kivu.

Source: http://www.mediacongo.net/

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