Sportissimo : le développement du sport passe par la dotation du pays en infrastructures

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Le sport, dans sa globalité, est une affaire des masses. Les spectacles qu’il offre à travers ses différentes disciplines attirent un public varié et cosmopolite. Il suscite toutes sortes de passions, par moment le patriotisme ou le chauvinisme, selon la position dans laquelle l’on se trouve, reléguant parfois au second plan le respect des règles de jeu, de l’adversaire, de l’autre, voire des officiels. C’est  l’ambiance vécue dans les différents stades lors des rencontres sportives.

Agent de développement et d’intégration des peuples dans leurs différentes communautés, le sport  est devenu  polysémique à telle enseigne que  les pouvoirs publics en ont fait des matières constitutionnelles. Instrument essentiel dans la formation citoyenne, en République du Congo, le gouvernement s’est engagé pour son développement par un plan national 2012 – 2016. Pour prétendre atteindre les objectifs assignés dans ce programme, le gouvernement n’a pas lésiné avec les moyens.  L’Etat congolais a réalisé,  pendant les deux dernières décennies ,  de gros efforts en matière d’infrastructures sportives aux standards  internationaux dignes de ce nom.

Alors ministre des Sports et de l’éducation physique, le Dr Léon Alfred Opimbat, à l’avènement  des 11es Jeux africains en 2015, avait déclaré : « Les infrastructures construites et réhabilitées  sont un cadeau à la jeunesse. Les complexes sportifs de Kintélé et Massamba-Débat ainsi que les gymnases construits à Makélékélé, à Massamba-Débat et à Talangaï vont contribuer à la formation des jeunes sportifs congolais dans toutes les disciplines olympiques. A nous tous de les préserver ».

À son ton tour, Hugues Ngouélondélé, en son temps député maire de Brazzaville, avait renchéri : « Le contexte est marqué par la construction dans l’ensemble du pays  d’infrastructures sportives nouvelles aux normes internationales et à la dimension d’un continent  en émergence. Infrastructures qui font la fierté de notre pays et pour lesquelles ces nombreux sportifs venus d’horizons divers se plairont à relever les défis qui se présentent  à eux ».

Raymond Ibata, président du Comité national olympique et sportif congolais, affirmait lui aussi que ces infrastructures répondaient aux normes olympiques. «  Nous avons des infrastructures de haut niveau qui vont rester pour la postérité. L’appréciation des sites par la délégation des confédérations africaines récemment a donné le quitus », avait-il déclaré.

Ainsi, l’Etat et le gouvernement congolais avaient compris qu’ils avaient la charge de définir et d’orienter des pratiques sportives nationales dans le cadre du processus intégré de développement social en son article 3 des principes généraux de la charte de bonnes relations entre les Etats et les fédérations nationales et internationales de la Conférence des ministres de la Jeunesse et des sports des pays ayant le français en partage.  Le Congo qui s’est focalisé sur les ressources humaines et les infrastructures a matérialisé l’esprit de cet article en acte opérationnel. L’article évoqué précise : « A cet effet, chaque gouvernement élabore un document de politique sportive appropriée en concertation avec le mouvement sportif national. Il lui revient la charge de créer les conditions de mise en œuvre de cette politique des infrastructures, ressources humaines, financières et matérielles ».

Infrastructures construites

Depuis lors, la République du Congo aligne donc, dans le secteur public, dix-huit sites sportifs de niveau :

  • Complexe sportif la Concorde de Kintélé
  • Complexe sportif Alphonse-Massamba-Débat
  • Complexe sportif municipal de Pointe-Noire
  • Complexe sportif Marien-Ngouabi d’Owando
  • Complexe sportif de Ouesso
  • Complexe sportif d’Oyo
  • Complexe sportif d’Ewo
  • Complexe sportif de Djambala
  • Complexe sportif de Kinkala
  • Complexe sportif de Madingou
  • Complexe sportif Denis-Sassou-N’Guesso de Dolisie
  • Complexe sportif de Sibiti
  • Gymnase Maxime-Matsima de Makélékélé
  • Gymnase Henri-Elende de Massamba-Débat
  • Gymnase Etienne-Monga de Ouenzé
  • Gymnase Nicole-Oba de Talangaï Gymnase
  • Complexe Michel -d’Ornano
  • Court de Massamba-Débat.

Voilà comment l’Etat et le gouvernement congolais ont compris que le sport, une affaire des masses, passe d’abord par les infrastructures. Cependant, la question demeure pendante quant à la gestion et à l’utilisation à bon escient de ces ouvrages.

		

Source : http://www.adiac-congo.com/

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