Sportissimo: le 8 mars sans les sports

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Le mois de mars continuera à alimenter la chronique sur les questions concernant la lutte d’émancipation de la femme.

Le 8 mars de cette année, la communauté internationale a célébré la journée mondiale de la femme sur le thème « Partager équitablement, bâtir intelligemment et rénover pour le changement ».

 Plusieurs manifestations liées à l’événement ont été programmées. Mais nulle part, la femme n’a pas pensé cette fois-ci à organiser officiellement des activités sportives. Pourtant, elle est à côté de l’homme dans la pratique du sport à travers les structures organisées, les clubs sportifs affiliés à de différentes fédérations selon la discipline de prédilection. D’autres sont dans les associations non formelles pour le sport détente ou le sport de maintien en bonne santé, appelées « Ewawa ». Tout le monde connaît les bienfaits du sport sur la santé de ses pratiquants, particulièrement la femme qui en tire le dividende même au foyer conjugal. Le sport réduit la marginalisation de la femme dans le milieu sociétal. Il n’y a pas longtemps, dans les pays arabes où l’islam est de rigueur, il a fait jaillir l’engouement aux jeunes filles. Elles ne portent plus les voiles pour cacher le visage pendant la compétition. Elles s’habillent en tenue réglementée par la discipline pratiquée. Une véritable révolution dans la voie de l’émancipation féminine. La jeune fille des pays arabes n’est plus un carcan d’isolationnisme dans une tour d’ivoire. L’Unesco, cette agence du système des Nations unies, a pris en compte la dimension du genre dans les actions publiques en faveur du sport et dans l’attribution des fonds qui doivent permettre de réduire la marginalisation de la femme dans le processus du développement sportif. L’agence onusienne vise donc la participation de la femme dans les programmes sportifs à partir de leur élaboration jusqu’à leur mise en œuvre. Cela non seulement parce que le sport est un facteur de paix et d’unité entre les peuples, mais en raison de son rôle de véhicule des vertus de la cohésion sociale au sein d’une nation par la vitalité puisée dans sa pratique.

La Congolaise doit se réjouir pour n’avoir pas été mise à l’écart dans les cénacles des décisions, en dépit de son quota insuffisant. Elle est présente dans la pratique du sport. Faisant partie intégrante de la promotion humaine par sa participation aux projets sportifs, la femme congolaise n’a pu intégrer la dimension sportive dans les manifestations commémoratives de sa journée du 8 mars 2019. Elle aurait, à l’occasion de cette journée, organisé, par exemple, des tribunes où les Anne Solange Koulinka, Emilienne Lekoundzou, Christine Bilondza, Destinée Ermela Doukaga seraient venues partager leur expérience de championnes à la jeunesse pour l’inciter à faire mieux en référence à leurs exploits antérieurs.

La Congolaise a donc raté l’occasion d’élever sa voix pour dénoncer toutes les formes de harcèlement et de violences qu’elle prétend subir dans les milieux des sports. Car, en Afrique, le constat fait dans certains pays soulève le tollé sur la victimisation des filles dans le recrutement et la sélection dans les équipes représentatives à des compétitions internationales.

La femme est donc invitée à se prendre elle même d’abord en compte dans sa lutte d’émancipation en toute conscience et en toute responsabilité sans complaisance.

 

 

 

 

		

Source : http://www.adiac-congo.com/

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