Sportissimo : la formation, une nécessité dans la pratique du sport

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Le développement du sport passe, certes, par les infrastructures pour la promotion de ses activités. Cependant, les infrastructures sportives pour leurs viabilités en appellent aux performances égales au diapason des spectacles offerts par les acteurs qui sont les athlètes s’exprimant sur l’aire de jeu avec leurs membres du staff technique qui, comme au théâtre, jouent à leur tour aux souffleurs dans les coulisses.

À l’heure actuelle, pour prétendre attirer le public, la priorisation de la formation des administrateurs, des techniciens, des scientifiques, des conseillers sportifs et des athlètes eux-mêmes est par conséquent nécessaire pour la mise en pratique des stratégies favorables au développement du sport. Cette formation peut se dispenser dans les écoles spécialisées ou pas et dans les centres qui donneront accès aux professionnels du métier de sport de découvrir tous les arcanes susceptibles de les accompagner dans la réussite de la pratique sportive. Dans certains pays d’Afrique, pour pallier le manque de structures de formation qualifiante dans ce secteur devenu un facteur de paix et d’unité entre les peuples, d’opportunités de bourses d’études sont envisagées dans la spécialisation des cadres à l’étranger au sein des académies et centres appropriés. Dans d’autres encore, la formation du personnel spécialisé en sport se fait au plan local.

C’est l’occasion de féliciter certains bénévoles en Afrique qui ont ouvert des centres pour la formation de différents personnels appelés à œuvrer à tous les niveaux, particulièrement les jeunes qui sont invités à faire de la pratique du sport leur choix de prédilection, dès le bas âge. La formation du personnel a une importance dans la mesure où elle supplée au manque de la main d’œuvre qualifiée. Sous d’autres cieux, les centres de développement et des académies des sports ont permis de promouvoir et favoriser la recherche dans la fabrication et l’utilisation des matériels et équipements sportifs locaux. Car les formés sont en mesure d’adapter le sport aux besoins de la population bénéficiaire.

Au niveau de l’organisation mondiale des sports, le Comité international olympique (CIO) et les fédérations internationales sportives offrent des opportunités de formation aux fédérations nationales. Malheureusement, ces dernières ne bénéficient pas souvent de ces opportunités des stages financés par la solidarité olympique. Les comités nationaux sportifs et olympiques de différents pays d’Afrique semblent ne pas émettre sur les mêmes longueurs d’ondes, en matière de ces stages et de ces financements avec leurs fédérations sportives nationales affiliées. Les fédérations internationales et les confédérations ont aussi ouvert des centres de formation de leurs disciplines sportives respectives. En athlétisme, par exemple, la capitale du Sénégal, Dakar, abrite un centre international de la discipline tout comme en luttes associées. À Johannesburg, en République sud-africaine, l’Union cycliste internationale a installé le centre africain de formation en cyclisme. Les exemples sont légion pour les énumérer tous dans ces colonnes.

En République du Congo, il y a lieu de reconnaître cet autre effort de l’Etat et du gouvernement d’avoir investi dans la formation des ressources humaines pour doter le pays de cadres et de professionnels des sports, tant soit peu. Car ne l’ignorons pas non plus que le sport est à la fois une science et un business. Il se range dans la filière des sciences sociales et dans le business, devenant une véritable industrie de production des capitaux capables de nourrir ses pratiquants par ses revenus. Il est donc acquis qu’en République du Congo, le problème de la formation des ressources humaines ne se pose pas tellement avec acuité. Elle est assurée par le ministère des Sports et de l’éducation physique ainsi que celui de l’Enseignement supérieur.  L’éducation physique est par contre enseignée de la maternelle à l’université. Elle est considérée non seulement comme un moyen de formation mais aussi un facteur d’amélioration de la santé physique et morale de l’être humain. Rendue obligatoire dans tous les cycles de l’enseignement au Congo par la loi 11-2000 du 31 juillet 2000, portant organisation et développement des activités sportives, en son article 5 alinéa 1, l’éducation physique et sportive a moulé le sport en une école de la vie comme pour rejoindre Pierre de Coubertin qui, de son vivant, avait dit que le sport est la préface de la vie.

Cependant, l’on constate l’absence de programme d’enseignement de cette discipline au collège et au lycée pour les élèves vivant avec handicap. L’on relève également d’autres faiblesses de cet enseignement, entre autres, la carence  du personnel enseignant qualifié à certains cycles de scolarité, l’insuffisance d’infrastructures et du matériel didactique ainsi que la démotivation du personnel. La formation se révèle impérieuse pour les athlètes, faiseurs des spectacles pour avoir tiré toutes les ficelles du métier sportif dans la compétition sportive. Les athlètes non formés à l’école, dans un centre ou encore moins dans un club ont du mal à assimiler les consignes de leurs entraîneurs et à comprendre les lois  du jeu de leurs disciplines sportives pratiquées. Ils développent facilement les réflexes d’agressivité et de violence, comme pour se défendre de cette insuffisance, pactisant  ainsi avec la foule devenue leur alter ego, et c’est la violence qui peut se déclencher mettant les forces de sécurité et les officiels en mal pour rétablir l’ordre public.

 À l’échiquier international, le CIO, les fédérations internationales et leurs confédérations continentales ont pris en compte la formation par l’octroi des bourses d’études et l’organisation de différents stages. Les Etats dans différents pays d’Afrique ont fait de la formation en sport une matière à inscrire dans leurs projets des politiques nationales de développement pour démontrer qu’ils s’en préoccupent. Les fédérations sportives nationales ne sont pas restées de marbre par moment. Par contre, les clubs qui devraient posséder leurs propres pépinières pour la relève ont failli certainement par manque de moyens et d’infrastructures mais néanmoins dépensent plus en recrutant ailleurs. Les clubs se seraient servis de l’exemple du F.C Barcelone qui a formé et produit, parmi tant d’autres stars, Lionel Messi. C’est l’opportunité de saluer l’initiative du Centre d’études sportives de Djiri, Rêve des Gosses de Benito Amouzoud.

 

 

		

Source : http://www.adiac-congo.com/

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