Soudan : Washington lève l’embargo économique

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L’administration Trump a entériné, le 6 octobre, la levée formelle de l’embargo économique américain, vieux de 20 ans à l’encontre du Soudan, déjà levé de manière temporaire par l’ancien président Barack Obama. Une décision que salue Khartoum.

Cette décision de Washington est prise « en reconnaissance des actions positives du gouvernement soudanais », a indiqué un haut responsable américain. Le Soudan a salué l’annonce de la levée formelle des sanctions économiques, y voyant une « décision positive ». « Les actions du gouvernement du Soudan au cours des neuf derniers mois montrent qu’il prend au sérieux la coopération avec les Etats-Unis », s’est félicité la porte-parole du département d’Etat, Heather Nauert.

La levée de cet embargo contre le Soudan est l’un des rares dossiers sur lesquels le président Donald Trump a choisi de poursuivre la politique de son prédécesseur. Toutefois, le Soudan demeure sur la liste noire américaine des « Etats soutenant le terrorisme ». Khartoum fait à ce titre toujours l’objet de certaines sanctions, notamment sur les armes, ainsi que de sanctions imposées par le Conseil de sécurité des Nations unies.

En janvier, Barack Obama avait levé une partie des sanctions américaines contre le Soudan pour une période probatoire de six mois. Khartoum s’était engagé en retour sur une feuille de route en « cinq points », parmi lesquels la fin du soutien aux groupes rebelles au Soudan du Sud, la fin des hostilités dans les provinces du Darfour, du Nil-Bleu et du Kordofan-Sud et une coopération avec le renseignement américain contre le terrorisme.

A la fin de cette période probatoire, en juillet, le président Donald Trump s’était donné trois mois supplémentaires pour décider de lever ou non de manière permanente cet embargo. Les Etats-Unis ont imposé des sanctions au Soudan en 1997 pour son soutien présumé à des groupes islamistes. Le fondateur d’Al-Qaïda, Oussama Ben Laden, a vécu à Khartoum entre 1992 et 1996.

Au fil des ans, les administrations américaines successives ont renforcé ces restrictions, accusant Khartoum de violations des droits de l’Homme, notamment dans le conflit meurtrier contre des rebelles au Darfour qui a fait 330.000 depuis 2003, selon l’ONU.

Source : adiac-congo.com

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