Sopéco: un audit général exigé

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Convoqué en session inaugurale d’urgence, le 10 août à Brazzaville, le comité de direction de la société, après avoir examiné la situation interne et relevé de grandes anomalies, a adopté quelques délibérations au nombre desquelles celle recommandant la réalisation, en urgence, d’un audit général.

Frappée durement par la crise économique, la Société des postes et d’épargne du Congo (Sopéco) bat actuellement de l’aile. L’opérateur historique public de la poste doit, à ce jour, dix mois d’arriérés de salaires à ses travailleurs et traverse des moments les plus difficiles depuis sa création.

Le comité de direction qui ne s’est plus réuni depuis 2012 a été convoqué d’urgence, sous le patronage de son président, Jean Joseph Paka. La réunion a permis aux membres et administrateurs de cette structure de passer en revue la malheureuse situation qu’elle traverse actuellement.

Au terme de l’examen des douze points inscrits à l’ordre du jour, les participants ont adopté six recommandations. Parmi celles-ci, le comité de direction exige en premier qu’un  audit général soit réalisé à la Sopéco, en vue de bien comprendre la manière dont elle est gérée.

Les administrateurs ont aussi adopté le budget de la Sopéco exercice 2018, évalué à plus d’un milliard F CFA, y compris les nouvelles procédures comptables et financières de la société et son nouveau programme d’actions, au titre de l’année en cours.

Cependant, pour donner un nouveau souffle à la société, le comité de direction a pris une délibération dans laquelle il sollicite le soutien financier du gouvernement.

A l’ouverture des travaux, le président du comité de direction, Jean Joseph Paka, a rappelé qu’en dépit des maigres flux financiers générés par les menues recettes et du vieillissement du personnel, la Sopéco est appelée à relever les défis qui se posent à elle.

« S’adapter ou disparaître : tel est le challenge que la poste congolaise se doit de relever ! Plus encore, et à l’image de ce qui se fait sous d’autres cieux, l’occasion offerte par la nécessaire réforme de la structure est propice à inventer au Congo, la poste du futur », a indiqué Jean Joseph Paka.

Cette détermination est justifiée par la renaissance, il y a peu, des bureaux de poste de Madingou et Mouyondzi dans la Bouenza; de Djambala, Ngo et Abala dans le département des Plateaux; Makoua et bientôt celui de Mossaka dans la Cuvette.

Légendes et crédits photo : 

Les membres du comité de direction pendant les travaux / Adiac

Source : http://www.adiac-congo.com/

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