Sondage Les Points-Premier semestre 2018 : ces mandataires publics qui ont marqué l’opinion

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Comme dans ses habitudes, l’Institut présente la vague des six premiers de cette année consacrée à l’évaluation de l’action des dirigeants des régies financières et des entreprises publiques du pays. Pour cela, il a été constitué un échantillon de mille personnes représentatives dont trois cents membres des entreprises concernées et sept cents autres.

Après traitement des données, six mandataires ont dépassé 50% de cotes favorables. Globalement, la situation économique de l’heure a eu un effet direct négatif sur le tableau de bord Les Points – Mandataires publics. Rares sont ceux qui ont marqué l’opinion et les plus réguliers se maintiennent. Contrairement à décembre 2017, le baromètre du premier semestre 2018  renseigne que Patric Kitebi de la FPI cède sa place à Maurice Tshikuya de l’INPP, Sele Yalaguli de la DGDI et Agnes Mwad’ de l’INSS se maintiennent respectivement deuxième et troisième. Jacques Kamenga de la Gécamines perd sa place pour n’avoir pas atteint la barre de 50%. Deux mandataires font leur entrée, à savoir Maguy Sambi de la DGRAD et Cosma Wilungula de l’ICCN.

L’Institut national de préparation professionnelle (INPP) est plus que jamais engagé dans la lutte contre le chômage, particulièrement des jeunes en les rendant utiles à la société. Le mérite de cette relance est reconnu à son directeur général,  Maurice Tshikuya.  Installé à la tête de l’INPP dans les pires moments, il a réussi à relever des grands défis, notamment la construction des infrastructures de l’INPP dans la capitale et en provinces. Il  a également amélioré les conditions de formation des jeunes apprenants qui fréquentent son institution grâce au matériel didactique et au renforcement  des capacités du corps des enseignants, sans compter la paix sociale. A ce jour, l’INPP fait partie des meilleures formations professionnelles en Afrique grâce à l’esprit managérial légendaire de son directeur général.  Coté positivement, il porte le maillot jaune de ce premier semestre 2018 avec 73% d’opinions favorables et connaît un accroissement de 18%, comparativement au dernier semestre 2017.

A la Direction générale des impôts (DGDI), Sele Yalaguli poursuit sont élan de 2017. L’ancien lieutenant de Matata Ponyo marche sur les pas de son maître en appliquant une rigueur salvatrice qui permet, d’une part, de renflouer les caisses de l’Etat et, d’autre part, d’améliorer  le social de la population. A son actif, au cours du  premier semestre 2018, le dépassement des assignations avec des taux atteignant 170,21% en avril, 219,59% en mars, 191,43% en février et 116,19% en janvier. 67 % de répondants estiment que ces performances sont le fruit d’une gestion axée sur les résultats. Sur le plan social, la population note l’amélioration de la rémunération et autres avantages des travailleurs par le comité de gestion, précisément la prime dite « Mobile et contentieux » qu’ils perçoivent régulièrement. Sele Yalaguli se maintient à la deuxième place et connaît un accroissement de cote de +6% au premier semestre 2018.

A l’Institut national de sécurité sociale (INSS), l’heure est à la vulgarisation de la loi 016/009 du 15 juillet 2016  fixant les règles relatives au régime général de la sécurité sociale et les innovations y relatives. La directrice générale de l’INSS, Agnès Mwad’ Nawej, a, conformément à cette nouvelle loi, opéré des réformes importantes appréciées par 62 % des Congolais. Il s’agit de la promotion en grades des agents et cadres répondant aux critères d’ancienneté et de compétence ainsi que de la mise à la retraite de ceux ayant atteint l’âge de 65 ans. Les personnes enquêtées notent aussi que ce mandataire public a fait un bon travail auprès des employeurs à travers la Fédération des entreprises du Congo pour les convaincre de donner les cotisations sociales de leurs employés. Comme son collègue de la DGDI, Agnès Mwad’ Nawej se maintient à la troisième place et connaît également un accroissement de  4%, comparativement au mois de décembre 2017.

Au Fonds de promotion de l’Iidustrie, les choses évoluent normalement, à en croire certains enquêtés. Grâce au management responsable du directeur général, Patrice Kitebi, cette régie financière remplit convenablement son objectif social. Pour 61 % de Congolais, elle est devenue un incubateur des petites et moyennes entreprises et encourage l’entrepreneuriat de la femme et des jeunes. Ainsi, plusieurs résolutions ont été prises à l’issue d’un atelier organisé récemment : éradiquer l’analphabétisme de la femme en assurant la scolarité de jeunes filles et la formation continue des femmes entrepreneures et surtout le renforcement de leur capacité managériale; faciliter l’accès des femmes aux crédits en allégeant les conditions. Cependant, les efforts fournis par Patrick Kitebi Kibol n’ont pas résisté face à la compétition à laquelle sont soumis les mandataires. Ayant connu une stagnation de cote comparativement à décembre 2017,  il cède la première place à son collègue de l’INPP et s’installe à la quatrième marche du podium. 

A la Direction générale de recettes administratives et domaniales (DGRAD),  tous les directeurs ont été formés à l’atteinte des assignations contenues dans la loi de finances pour l’exercice 2018. Ils en ont fait un défi qui, pour 58 % des Congolais, est en train d’être relevé. Ce qui a permis à Maguy Sambi de se placer à la cinquième marche et de faire son entrée au baromètre Les Points-Mandataires publics. Elle est la deuxième dame mandataire publique à figurer dans le baromètre, après Agnès Mwad de l’INSS, longtemps restée seule dans le classement. En effet, la directrice générale de la DGRAD a activé ses troupes pour la mobilisation des recettes et semble avoir atteint son objectif. Pour l’année 2017, son entreprise a réalisé un taux d’exécution de 93,20% des assignations de la loi de finances, soit 892,737 milliards de FC sur les 957,857 milliards prévus. Comparativement ainsi aux réalisations de 2016 qui se sont élevées à 483,832 milliards de FC, il y a une performance de 84,51%. Au cours de deux premiers mois de l’exercice 2018, la DGRAD a mobilisé des recettes totales de l’ordre de 169,888 milliards de FC, soit un accroissement de 49%.

Le Directeur général de l’Institut congolais de conservation de la nature (ICCN),  Cosma Wilungula, se met à la hauteur de sa tâche.  Pour 52% des Congolais, son institution a réussi à  ériger une barrière à Kibumba pour lutter contre le trafic de makala (le charbon de bois) qui, selon l’ONU, fait la richesse de certains groupes armés et officiers de l’armée congolaise dans l’est du pays. L’on note également la relance du parc de la Nsele, parmi les actions ayant retenu l’attention de la population au cours du premier semestre 2018.  

 

 

 

 

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Le graphique par pourcentage

Source : http://www.adiac-congo.com/

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