Sommet du G20 à Hambourg : les pays riches se sont engagés à soutenir l’économie africaine

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A la faveur de leur sommet tenu à Hambourg, en Allemagne, les principaux pays développés se sont engagés pour la première fois à soutenir l’économie africaine, dans le but de réduire l’immigration, même si leur projet dans un sens est resté moins ambitieux qu’espéré sur le contient africain

Dans sa déclaration finale, le G20 ne s’est certes pas montré pleinement à la hauteur des promesses de la chancelière Allemande ni des ONG en faveur de l’Afrique, mais il n’a pas caché sa volonté de faire face à l’immigration. « Nous sommes prêts à aider les pays africains intéressés, et encourageons le secteur privé à saisir les opportunités économiques africaines en soutenant une croissance durable et la création d’emplois », ont écrit les pays riches.

Par cette volonté affichée, le G20 veut donc « lutter contre la pauvreté et les inégalités en tant que cause essentielle des migrations », a souligné l’organisation. C’est dire que ces pays développés ont inscrit dans leur agenda une initiative clairement destinée à endiguer l’arrivée en Europe de migrants fuyant la misère dans les pays du sud, dont ceux d’Afrique subsaharienne. 

En février dernier, l’Allemagne, qui a accueilli plus d’un million de demandeurs d’asile depuis 2015, avait soumis au G20 Finances son partenariat baptisé « Compact with Africa », avec les pays comme la Côte d’Ivoire, l’Ethiopie, le Ghana, le Maroc, le Rwanda, le Sénégal et la Tunisie. Ce programme vise à stimuler l’investissement privé. Les dirigeants allemands ont réitéré cette ambition lors d’un G20 Afrique tenu au mois de juin.

A l’ouverture du sommet à Hambourg, Angela Merkel s’est d’ailleurs réjouie du partenariat intéressant le continent africain. « Nous avons pour la première fois un plan de développement pour et par l’Afrique, et nous pouvons désormais travailler avec l’Afrique », a-t-elle déclaré.

Malgré cela, des analystes estiment que si l’Allemagne a nettement augmenté son aide au développement, la portant à 0,7% de son Produit intérieur brut (PIB) contre 0,38% pour la France, elle n’a obtenu de ses partenaires du G20 aucun engagement sur le soutien public à l’Afrique.

Les autorités françaises ont, quant à elles, insisté sur l’importance « de ne pas oublier dans ce contexte les pays les plus fragiles », en particulier ceux du Sahel, pour la simple raison qu’ils sont en première ligne dans la lutte contre le djihadisme.

Le G20 a également souhaité que se développent des initiatives conjointes pour soutenir l’éducation, même s’il ne s’est pas prononcé sur la transparence financière.

Réagissant sur ce dernier point, Friederike Roder, responsable de l’ONG One pour les sommets du G7 et du G20 a dénoncé cette manière de faire. « C’est décevant, parce que c’est une question cruciale pour l’Afrique : le continent reçoit environ 46 milliards de dollars par an, mais en perd le double en flux financiers illicites », a-t-il souligné.

  

 

 

Source : adiac-congo.com

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