Somalie : l’armée américaine poursuit ses frappes

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Malgré la décision de Trump de réduire les opérations militaires dans le pays, les forces américaines ont mené une frappe aérienne contre un camp d’islamistes shebab, le 9 janvier, à proximité de Yaaq Braawe, tuant six islamistes et détruisant un véhicule.

C’était la troisième frappe américaine en trois jours contre des shebab. L’armée des Etats-Unis a annoncé avoir tué, la veille, quatre combattants shebab à proximité de Baqdaad, non loin de Mogadiscio, et une frappe près de Dheerow Sanle (sud-ouest) avait tué six shebab dimanche. Elle avait indiqué, le 3 janvier, avoir tué le jour précédent dix combattants shebab à proximité de Dheerow Sanle.

A chaque annonce, l’armée américaine a souligné que l’objectif des Etats-Unis et de leurs alliés -le gouvernement fédéral somalien et la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom)- était d’empêcher les shebab de s’installer dans des lieux où ils pouvaient trouver refuge pour « préparer et diriger des attaques terroristes, voler l’aide humanitaire, extorquer de l’argent à la population locale pour financer ses opérations et abriter des terroristes ».

L’armée américaine « continuera à coopérer avec ses partenaires pour transférer la responsabilité à long terme de la sécurité en Somalie de l’Amisom au gouvernement fédéral somalien », a assuré le commandant américain pour l’Afrique (Africom).

Pourtant, Donald Trump a demandé au Pentagone de réduire nettement les opérations militaires en Somalie. De même, le locataire de la Maison-Blanche a décidé, en décembre dernier, de retirer toutes les troupes américaines déployées en Syrie et envisage aussi de réduire les effectifs en Afghanistan. « Les Etats-Unis ne peuvent pas continuer à être le gendarme du monde. Nous sommes éparpillés à travers le monde. Nous sommes dans des pays dont la majorité des gens n’a même pas entendu parler. Franchement, c’est ridicule », a-t-il dit fin décembre en Irak.

Peu après son arrivée au pouvoir, le milliardaire avait étendu les pouvoirs des militaires américains pour mener des frappes dans ce pays de la Corne de l’Afrique miné par la guérilla des shebab, qui ont juré la perte du fragile gouvernement central soutenu par la communauté internationale et par les vingt-deux mille hommes de l’Amisom.

Chassés de Mogadiscio en 2011, les shebab, qui sont affiliés à Al-Qaïda, ont ensuite perdu l’essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d’où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides y compris dans la capitale, contre des objectifs gouvernementaux, sécuritaires ou civils.

Source : http://www.adiac-congo.com/

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