Somalie : la Turquie ouvre sa première base militaire en Afrique

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La Turquie s’apprête à ouvrir  un camp d’entraînement à Mogadiscio, pour la Somali national army (NSA). C’est la première base militaire turque en Afrique.  Ankara rejoint la liste sélecte des pays ayant une base militaire en Afrique. En même temps, les Emirats sont entrain de développer plusieurs sites militaires dans le pays.

 

 

Cette  base militaire va accueillir des officiers turcs chargés de la formation des troupes locales qui luttent contre les organisations terroristes, a-t-on appris. Son installation est le fruit d’un « accord de coopération dans l’industrie de défense entre la Turquie et la Somalie ». Le projet a été validé par les Nations unies.

La Turquie et les Emirats sont engagés à mener une lutte d’influence où s’entremêlent projection géopolitique et intérêts économiques. Selon certaines informations, le président turc, Recep Tayip Erdogan, et son chef d’état-major, le général Hulusi Akar, devraient se rendre à Mogadiscio dans les prochaines semaines pour  procéder à l’inauguration du camp d’entraînement de la SNA.

Les interventions militaires étrangères engagées en Afrique créent la controverse, mais leur absence peut aussi susciter des débats.

D’un montant de 50 millions de dollars, le chantier a permis d’ériger en amont trois écoles militaires, des dortoirs et des dépôts sur un terrain de 400 ha. A terme, le camp d’entraînement formera 10 500 soldats locaux. Mogadiscio fait face à des menaces  de groupes terroristes, notamment Al-Qaïda. Il peut aussi se révéler comme un moyen pour Ankara d’étendre sa présence militaire sur la Corne de l’Afrique. 

Les bases militaires sont coûteuses

Les interventions militaires ont commencé lors des guerres coloniales et post-colonialistes et se poursuivent aujourd’hui. Elles sont accentuées par la complexité du monde actuel, la lutte contre le terrorisme, l’émergence des puissances régionales, la lutte contre les migrations, le piratage maritime, l’éclosion de la chine et des Brics. Surtout, elles  sont le symptôme de la fragilité des Etats africains et de l’influence des intérêts extérieurs.

Les zones les plus gangrenées aujourd’hui, sont le Sahel et la Corne d’Afrique. Elles attirent les armées extérieures au continent africain. Ces régions accueillent des unités militaires des Etats-Unis, de la Chine, l’Italie, la France, l’Allemagne, le Japon, l’ Espagne et bientôt l’Arabie Saoudite. Les bases militaires rapportent beaucoup d’argent aux Etats propriétaires. Rien que le loyer annuel de la base militaire américaine en Afrique  s’élève à 63 millions  de dollars (41 milliards FCFA). Celle de la Chine dans le golfe de Tadjourah coûte 20 millions de dollars (13 milliards FCFA) par an. 

 

Source : adiac-congo.com

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