Sixième arrondissement de Brazzaville : la population préoccupée par l’insécurité

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Les habitants des quartiers 64 et 65 de la deuxième circonscription de Talangaï, notamment la zone détruite par les déflagrations du 4 mars 2012, ont exprimé leur ras le bol à leur député, Jean-Claude Ibovi, à l’occasion de sa descente parlementaire le 6 septembre. 

La rencontre citoyenne de Jean-Claude Ibovi avec ses mandants a été l’occasion pour ces derniers de lui faire part de leurs doléances. Au nombre de celles-ci, l’insécurité qui règne dans leur zone. L’un des responsables de quartier a expliqué au député que le secteur dit Kanga-Mbanzi, touché par les explosions du 4 mars 2012, est aujourd’hui habité par des gens dont ilsn’ont pas le contôle, qui ont occupé les habitations abandonnées.

« La question est-elle vue par les chefs de zone, de bloc », s’est-il interrogé avant d’ajouter: « Nous ne sommes pas contre ces personnes, nous ne les chassons pas non plus mais il faut que celles-ci soient rigoureusement contrôlées, parce qu’il y a aujourd’hui un problème d’insécurité dans cette zone ».

Outre cette question, la situation des anciens travailleurs de l’ATC qui n’ont ni salaires pour les uns ni pensions pour les autres ainsi que celle de leurs épouses laissées pour compte a été aussi abordée.

 La non-assistance des veuves, les expropriations dans certaines zones, la situation des jeunes désœuvrés, les problèmes d’électricité, d’eau, d’insalubrité, de canalisation des eaux de pluie, la rentrée scolaire des enfants et bien d’autres, ont fait partie des sujets soulevés. 

Prenant la parole à son tour, Jean-Claude Ibovi a, dans un style direct, déclaré: « Nous sommes à la veille du budget 2019, il fallait venir prendre les préoccupations de la population afin de les mettre à la disposition du gouvernement. J’ai entendu toutes vos préoccupations.  Vous savez aussi que c’est depuis dix ans que nous sommes ensemble. Je suis venu vous rencontrer, parce que je tenais à vous écouter. Avec la situation que nous traversons, il faut être courageux pour rencontrer ses mandants. Si on n’arrive plus à accompagner la population, c’est tout simplement parce qu’il n’y a plus de moyens, soyons réalistes. La situation du pays est difficile ».

 

 

 

Légendes et crédits photo : 

Jean-Claude Ibovi devant ses mandats

Source : http://www.adiac-congo.com/

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