Situation dans le Kasaï : l’ONU lance un cri d’alarme

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Dans son dernier bulletin, le bureau des Nations unies dénonce des tueries et des exactions à l’encontre principalement des civils.

 

La situation au Kasaï central, théâtre depuis près de sept mois, des vagues de violences d’une extrême gravité touchant particulièrement les populations civiles, ne fait que s’aggraver. Chaque jour qui passe voit le nombre des déplacés augmenter au grand désarroi des organisations humanitaires opérant dans la région visiblement dépassés par les événements. Aujourd’hui, on en est à près de 1.700.000 déplacés internes, conséquence des violences impliquant miliciens, policiers et soldats dans une province déjà en proie à des conflits intercommunautaires récurrents.

C’est justement par crainte de voir la situation dégénérer davantage en prenant une envergure calamiteuse que le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha) a décidé de tirer la sonnette d’alarme afin de conscientiser la communauté tant nationale qu’internationale sur le danger qui guette le grand Kasaï. Car,  les violences ne sont pas seulement le fait du Kasaï central mais tend aussi ses tentacules dans deux autres provinces voisines. S’exprimant dans son dernier bulletin, l’Ocha n’est pas allée dans la dentelle pour dénoncer, de manière énergique, des tueries et des exactions à l’encontre principalement des civils dans le Kasaï central depuis le mois d’août dernier. Des violences imputées aux miliciens de Kamuina Nsapu en représailles à l’assassinat, par les forces loyalistes, de leur chef traditionnel. « Ce qui nous inquiète, c’est qu’on assiste aussi à des déplacements qui risquent d’être plus durables et qui sont liés à une dimension d’homogénéisation de certaines zones à cause des tensions intercommunautaires », avertit Ocha dans son rapport.

Documentant la série des méfaits commis par cette horde d’inciviques, Ocha cite entre autres l’incendie de huit villages le 27 avril, dans l’aire de santé de Mobela (province du Kasaï) avec, à la clé, deux-cent habitations et un centre de santé saccagés. « L’urgence humanitaire prend de l’ampleur en raison de la persistance des violences dans la région », note Ocha obligés de secourir, à travers une prise en charge efficiente, plus d’un million de personnes affectées.   

Source : adiac-congo.com

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