Septième art : le festival du cinéma au féminin revient sous les projecteurs

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L’événement a signé son come back le 10 juillet en début de soirée, peu avant la première demi-finale du mondial russe, avec la projection de La sirène du Faso Fani marquant l’ouverture de sa 4e édition dans la Salle Brel du Centre Wallonie-Bruxelles.

La 4e édition du Festival du Cinéma au fémininÉclipsé du paysage cinématographique pendant deux ans, la troisième édition s’était tenue en juin 2016, le Cinef, Festival du cinéma au féminin, y est de retour. Avant de reprendre ses quartiers à la Place commerciale de la 7e rue à Limete toutes les soirées, il a donné un aperçu de sa programmation à Wallonie-Bruxelles où les cinéphiles s’étaient donné rendez-vous pour le lancement de la quatrième édition. « La sirène de Faso Fani » du Burkinabè Michel K. Zongo a donné le go de l’événement de l’Association des femmes cinéastes congolaises (AFCC) qui sera dans la cité tous les jours à partir de 16h. Ce du 11 au 15 juillet, jour de la fermeture. Exception faite du 14 juillet, journée dédiée aux enfants qui va débuter plutôt à 13h30. Au programme il y a « Mines de rien » de Douglas Masamuna, les capsules de Sébastien Maître sur les « Petits métiers de Kinshasa » et « Petite Lumière » d’Alain Gomis.

Les soirées à la 7e rue sont précédées par les projections programmées du 11 au 13 juillet en début d’après-midi, dès 14h, à l’Institut français, Halle de la Gombe. Le ton a été donné avec « Abeti Masikini : le combat d’une femme », le documentaire de Laura Guliamo Luyeye Kutika co-réalisé avec Ne Kunda Nlaba. Ce film, un hommage à la défunte diva, a été suivi de « Zéro », une autre réalisation qui met en lumière un talent féminin. Il s’agit cette fois d’un personnage moins connu certes mais qui a eu le privilège d’offrir son savoir-faire, la danse, à l’orchestre de l’icône de la rumba, Papa Wemba. La peur du lendemain qui hante la danseuse Bénédicte Shutsha, à la suite de la disparition de celui qui lui a permis de faire ses armes, Moimi Wezam, l’a mise à nu dans ce film qui porte le titre d’un des anciens tubes de l’illustre disparu que sa protégée d’autrefois a pris le parti de reprendre en studio.

L’albinisme s’invite au Cinef

Le lancement du Cinef à la 7e rue à 16h était prévu autour de l’atelier -conférence «  Albinisme et intégration : on en est où ? ». L’albinisme est demeuré au cœur du propos avec « A place for myself « (Une place pour moi) de la Rwandaise Marie-Clémentine Dusabejambo, première projection programmée suivie de « White, black and happy » (Blanc-Noir et heureux) de la Béninoise Cornelia Glèlè. Et le documentaire de Soizic Sanson « Mwimba Texas–Catch et albinisme«  retraçant la carrière du catcheur albinos Alphonse Mwimba Makiese a achevé la soirée initiale.

Différente des deux années précédentes, l’affiche de la 4e édition du Cinef met en vedette Véronique Beya Mputu, la belle multi-primée qui incarne « Félicité », dans le drame sentimental d’Alain Gomis qui porte le même nom. Le long métrage figure d’ailleurs dans la programmation du festival. Il va clôturer la soirée du 13 juillet à la 7e rue.

L’ensemble des projections du festival programmées entre la Place commerciale de la 7e rue, Limete, et la Halle de la Gombe, les cinéphiles peuvent selon leur convenance joindre l’un ou l’autre des deux lieux. Et contrairement à toutes les trois premières éditions, la clôture du Cinef va passer de l’Institut français, un de ses fidèles partenaires du début, à Limete. Comme d’ordinaire, c’est à cette soirée que les prix sont remis aux films en compétition. Jusqu’ici, le Cinef en a décerné plusieurs, notamment la meilleure actrice, le meilleur film et le meilleur scénario. Et les réalisations primées s’ajoutent alors aux projections de la programmation générale du Cinef.

 

Légendes et crédits photo : 

La 4e édition du Festival du cinéma au féminin

Source : http://www.adiac-congo.com/

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