Sensibilisation aux violences à l’égard des femmes et filles: Azur développement dresse le bilan de son action dans la capitale économique

0

Une séance de travail a réuni, le 28 septembre à Pointe-Noire, les différents acteurs et parties prenantes au projet « Renforcement de la société civile et des acteurs étatiques pour améliorer le respect des droits des filles et femmes congolaises ».

 

 

 

La réunion de coordination des différents acteurs et parties prenantes à l’action dirigée par Aubin Djondo-Kendé, directeur départemental des Droits humains et libertés fondamentales de Pointe-Noire, a permis de présenter le rapport sur les activités réalisées, les difficultés rencontrées et les cas de violences reçus par les guichets uniques en 2017 et au premier semestre de l’année en cours. La sollicitation d’un soutien auprès des autorités administratives et autres parties prenantes ainsi que la  réflexion sur des cas de violences les plus préoccupants nécessitant des réponses appropriées ont fait également partie des points soulevés lors de cette concertation.

En effet, depuis février 2017, les ONG Actions de solidarité internationale et Azur développement, en partenariat avec le ministère de la Promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement, avec l’appui financier de l’Union européenne, ont mis en œuvre un projet de prise en charge des femmes et enfants victimes de violences.

Cette prise en charge est faite à travers des guichets uniques d’assistance aux femmes et enfants victimes de violences installés à Brazzaville et à Pointe-Noire. Ces structures permettent aux femmes et enfants victimes de violences d’avoir accès à la prise en charge médicale, psychologique, juridique et judiciaire, en étroite collaboration avec la police, la gendarmerie, les centres de santé et le tribunal. Un an après la mise en œuvre de ce projet, les résultats encourageants enregistrés montrent qu’il y a augmentation du nombre des victimes qui utilisent les services du guichet unique, acceptent de porter plainte et d’être suivies psychologiquement. Toutefois, certains cas de violences préoccupants, exposés par Elodie Matangana, animatrice principale du guichet unique, restent à ce jour sans réponse. C’est le cas des jeunes filles violées par des parents proches, entraînant parfois des grossesses; de viol commis par des mineurs ou de viol sur mineures rendues enceintes.

En dépit des progrès réalisés, les défis à relever sont immenses (faiblesses institutionnelles et juridiques, le poids de la tradition et de la culture, la pauvreté, etc., Aubin Djondo-Kendé. Il se satisfait toutefois du véritable engouement de tous les acteurs et même des synergies qui sont en train d’être mises en place. Une conjugaison d’éfforts qui a permis d’être en phase avec le niveau d’information par rapport à la mise en œuvre du projet et d’y apporter des réponses appropriées aux difficultés rencontrées dans la prise en charge des femmes et enfants victimes de violences (sexuelles, physiques, psychologiques, économiques).

Après un an de mise en œuvre de ce projet, les différents acteurs et parties prenantes, conscients de la tâche difficile à venir, ont pris l’engagement d’intensifier les sensibilisations et encourager les victimes de violences à poursuivre leurs procédures au tribunal. Des actions de plaidoyer doivent également être menées de manière à obtenir l’implication de toutes les parties prenantes pour plus de résultats. La lutte contre l’impunité des auteurs de violences, afin de réduire considérablement le nombre des cas fondés sur le genre, est aussi leur cheval de bataille.   

Légendes et crédits photo : 

La photo de famille après la réunion de concertation / Adiac

Source : http://www.adiac-congo.com/

Laisser un commentaire