Semaine mondiale de l’allaitement maternel : seuls 40% d’enfants de moins de six mois sont allaités au sein

0

La première semaine du mois d’août est dédiée à l’allaitement maternel. C’est une occasion pour sensibiliser les États à promouvoir la pratique de l’allaitement maternel qui présente d’avantages aussi bien pour l’enfant, la mère que la famille et toute la communauté.

L’OMS et l’Unicef recommandent  l’allaitement exclusif des nourrissons jusqu’à l’âge de six mois. Dans un rapport que ces deux organismes de l’ONU viennent de rendre public  en collaboration avec le collectif mondial pour l’allaitement maternel, il ressort malheureusement que « seuls 40 % d’enfants de moins de six mois sont allaités exclusivement au sein, c’est-à-dire qu’ils ont pour seule alimentation le lait maternel.  Seuls 23 pays ont des taux d’allaitement exclusivement au sein supérieurs à 60 %.

En outre, précise la même source, aucun pays au monde ne respecte entièrement les recommandations en matière d’allaitement maternel.  Alors qu’il est prouvé que l’allaitement au sein présente des avantages sur les plans cognitif et sanitaire pour les nourrissons ainsi que pour leur mère. Il est en particulier essentiel pendant les six premiers mois de la vie car il contribue à la prévention de la diarrhée et de la pneumonie, deux causes majeures de mortalité chez les nourrissons. Les mères qui allaitent ont un risque réduit de cancer des ovaires et du sein, deux grandes causes de mortalité chez les femmes. Pour le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, l’allaitement maternel donne aux nourrissons le meilleur départ possible dans la vie. « Le lait maternel a l’effet d’un premier vaccin chez le nourrisson ; il le protège des maladies potentiellement mortelles et lui donne tous les éléments nutritifs dont il a besoin pour survivre et s’épanouir »,  indique–t-il.

De son coté, le directeur général de l’Unicef, Anthony Lake, soutient que l’allaitement maternel « est l’un des investissements les plus efficaces et les plus rentables qu’un pays puisse faire en faveur de la santé de ses plus jeunes habitants et de la santé future de son économie et de sa société.  En n’investissant pas en faveur de l’allaitement maternel, nous manquons à notre obligation envers les mères et leurs nourrissons et payons une double pénalité : en vies perdues et en possibilités gâchées. ». Il va sans dire qu’à l’échelle mondiale, les investissements en faveur de l’allaitement maternel sont beaucoup trop faibles. Chaque année, les gouvernements des pays à revenu faible ou intermédiaire consacrent environ deux cent cinquante millions de dollars aux programmes d’allaitement maternel et les donateurs ne versent qu’environ quatre-vingt millions de dollars supplémentaires.

Source : adiac-congo.com

Laisser un commentaire