Sécurité alimentaire : les parlementaires d’Afrique centrale s’engagent dans la lutte contre la faim

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Un forum sur le thème « Objectif faim zéro : rôle et responsabilité du parlementaire en Afrique centrale » se tiendra à Brazzaville, en octobre prochain.

 

 

 

La rencontre est une initiative du parlement congolais, à travers son Alliance pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle (Apcsan), en collaboration avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Elle vise la création d’une plate-forme sous-régionale des parlementaires pour la promotion d’une agriculture durable. Outre le thème principal, le forum aura pour sous-thèmes « Le droit à une alimentation et à une nutrition suffisante, sûre et saine » ; « Le législateur face à la problématique de la lutte contre la malnutrition »;  » Le rôle du parlementaire dans l’investissement et le financement pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle » ;  » Le parlementaire et la gouvernance en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle » et  » Les alliances parlementaires comme outils de mobilisation et de communication inter acteurs ».

Dans le cadre des préparatifs de cet évènement, un atelier s’est tenu récemment à Brazzaville. Il avait regroupé une quarantaine de participants au niveau décisionnel des parlementaires, des départements ministériels clés, des champions nutrition, de la société civile, du secteur privé, des médias, des partenaires du système des Nations unies. Mise à part la délégation du Congo, trois pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEEAC), à savoir le Cameroun, le Gabon et la République démocratique du Congo (RDC) étaient représentés à cet atelier.

Les travaux présidés par Yves Fernand Manfoumbi, le champion nutrition du Gabon, ont connu la participation du deuxième vice-président du Sénat congolais et secrétaire général de l’Apcsan, Alphonse Mboudo Nesa, et de la représentante de la FAO au Congo, Suze Percy Fillipini.

Les participants ont examiné les points relatifs à l’organisation concrète du forum, au thème et sous-thèmes à développer durant cette rencontre « Il a été proposé de mettre en place un comité d’organisation générale avec sept sous-commissions dont une sous-commission technique, une sous-commission administrative, une sous-commission accueil et hébergement, une sous-commission transport, une sous-commission sécurité, une sous-commission communication et une sous-commission logistique et à mobilisation des ressources », indique le communiqué de presse.

A cet effet, Alphonse Mboudo Nesa a rassuré les participants de la disponibilité du parlement congolais d’abriter ces assises.

Quelques recommandations formulées

A l’issue de cet atelier, les participants ont émis plusieurs souhaits tels la mise en place, dans les meilleurs délais, du comité préparatoire du forum; la préparation d’une déclaration dite « Déclaration de Brazzaville ». Ils ont proposé également la mise en place d’un réseau des alliances parlementaires ; un réseau des parlementaires de la sous-région ; un comité restreint de plaidoyer chargé d’effectuer des visites auprès de quelques parlements des pays de la CEEAC pour une sensibilisation afin de susciter leur adhésion au réseau, enfin, la connection du réseau sous-régional avec le réseau régional et mondial.

La FAO a réitéré, par ailleurs, sa disponibilité à soutenir la création des alliances parlementaires dans les pays de l’espace CEEAC, en commençant par le Cameroun, le Gabon et la RDC.

Notons que d’après le directeur général de la FAO, l’amélioration de l’alimentation et de la nutrition exige un effort collectif. « Il faut des lois bien conçues pour améliorer les systèmes alimentaires, garantir des régimes alimentaires sains et fournir des repas scolaires plus riches. Il faut également des budgets publics adéquats et des cadres juridiques solides pour consolider les progrès et continuer à aller de l’avant », avait-il déclaré lors du sommet parlementaire mondial contre la faim et la malnutrition, tenu en octobre 2018.

Malgré les efforts consentis ces dernières décennies, il ressort du rapport State Of Food Insecurity (SOFI 2018) publié par la FAO, l’Unicef, le PAM, l’OMS et le Fida, que plus de 820 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde dont plus de 250 millions en Afrique subsaharienne et que 42.7 millions vivent en Afrique centrale, soit 26 % de la population de la région.  

Par ailleurs, selon le Rapport mondial 2017 sur la nutrition, un adulte sur huit est obèse, 38 millions d’enfants âgés de moins de cinq ans sont en surpoids et 2 milliards de personnes souffrent de carences en micronutriments essentiels.

Source : http://www.adiac-congo.com/

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