Secteur privé : plus de onze mille très petites moyennes entreprises au Congo

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L’Institut national de la statistique (Ins) a dénombré, à l’issue du recensement des Très petites moyennes entreprises et artisans (TPMEA) sur l’ensemble du territoire, quelque onze mille cent cinq unités économiques, évoluant la plupart dans le secteur tertiaire.

Le chef de projet du recensement, Aîmé Ouadika, a présenté les résultats lors d’un atelier de validation du rapport de cette opération, en présence de la ministre des PME, Yvonne Adélaïde Mougany, le 7 décembre à Brazzaville.

Initiative du ministère des PME, ce recensement financé par la Banque africaine de développement a pour objectif de permettre au Congo de disposer des indicateurs économiques se rapportant à ce secteur afin de contribuer à l’amélioration de la connaissance sur les questions le concernant. Ces données aident également les décideurs dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques y afférentes.

D’après ce rapport, la répartition de ces unités montre leur forte concentration à Brazzaville et Pointe-Noire où l’on trouve 7162, soit 64,5% des unités recensées dans tout le pays. Les autres départements pris isolement renferment moins de mille unités.

 « Nous disposons désormais d’un élément-clé dans la définition et l’exécution d’une démarche visant une meilleure efficacité de l’action d’appui et d’accompagnement des TPE/PME et des artisans », a indiqué la ministre des PME, avant de solliciter l’appui des partenaires techniques et financiers, des chercheurs, des professionnels de la statistique.

Elle a également insisté sur la mobilisation des ressources et la facilitation de l’accès et l’exploitation de ces unités par le plus grand nombre possible. Signalons que ce recensement n’a pas pris en compte le secteur informel. À propos, la ministre a souligné que son département était à pied d’œuvre pour migrer ce secteur vers le formel.

Intervenant à cette occasion, le coordonnateur du Projet d’appui à la diversification économique, Benoît Ngayou, a relevé que pour élaborer une stratégie nationale de développement économique, puis mesurer et évaluer les faits sociaux et économiques, il faut se fonder sur les statistiques. Créatrices d’emplois, les TPMEA sont confrontées aux problèmes d’accès aux crédits, à l’eau et l’électricité.

Le Congo s’est engagé à accroître la contribution du secteur privé dans l’économie, à travers la création des richesses et la diversification des ressources.  La matérialisation de ces ambitions suppose, entre autres, la maîtrise des effectifs, d’où l’importance de ce recensement.

Source : adiac-congo.com

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