Santé publique : le centre médico-social Netcare fermé jusqu’à nouvel ordre

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Bien qu’ayant l’autorisation d’ouverture définitive, Netcare n’obéit pas à la réglementation en vigueur, selon l’Inspecteur général de la Santé, le professeur Richard Bileckot. D’où la fermeture de la structure à titre conservatoire.

« Un centre médico-social d’entreprise, le cas de Netcare, a pour vocation de ne soigner que le personnel d’une entreprise et leurs familles. Or, Ce centre médico-social soigne tout-venant. Un centre médico-social d’entreprise doit disposer d’un personnel propre, la réglementation en vigueur interdit d’avoir les vacataires. (…) Quand Netcare a été contrôlé, ils ont présenté les documents faisant état d’une structure dénommée Neteco ce qui est un problème administratif sur la dénomination », a indiqué le professeur Richard Bileckot, évoquant les preuves de la non-conformité de Netcare à la règlementation en vigueur. Selon l’inspecteur général de la Santé, un centre médico-social n’est pas une clinique. Il n’y a donc pas possibilité d’y hospitaliser les patients tout au plus on peut les garder en observation. Or, Netcare fonctionne comme une clinique et dispose d’une pharmacie pour la vente des médicaments sans autorisation et le pharmacien référent n’est pas connu.  

A dire vrai, cette structure a été contrôlée pour la première fois en juillet 2015, en octobre 2016 et mars 2017. Les responsables de la structure ont été entendus sur procès-verbal, ils ont reconnu les faits. « Jusqu’en mars 2017, ils n’ont effectué aucune démarche de régularisation », à en croire l’inspecteur général de la Santé et d’ajouter : « Nous n’avons pas mis en cause la qualité des soins de Netcare mais plutôt la conformité administrative et réglementaire ». Le professeur Richard Bileckot a indiqué que ses responsables ont été convoqués pour qu’ils s’engagent à se conformer en rapport avec les textes en vigueur.

En rappel, il y a six mois, la ministre de la Santé et de la population, Jacqueline Lydia Mikolo et le maire de Brazzaville, Hugues Ngouélondélé,  lançaient l’opération de fermeture des cabinets médicaux illégaux. C’est dans ce cadre que s’explique l’action régulière de contrôle de l’inspection générale de la santé. Pour le professeur Richard Bileckot, le Congo est l’un des rares pays qui financent le secteur privé de la santé. Il faut donc réguler ce secteur sur la base de la règlementation en vigueur. Si le centre médico-social Netcare se conforme en accompagnement de l’inspection générale de la santé, ses portes pourraient s’ouvrir à nouveau.

 

Légendes et crédits photo : 

Photo : la devanture de la clinique NETCARE

Source : adiac-congo.com

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