Santé publique: 70 000 personnes vivent avec le VIH au Congo

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L’information a été donnée par la ministre de la Santé et de la population, Jacqueline Lydia Mikolo, rendant publique la déclaration du gouvernement, le 30 novembre, à l’occasion de la journée internationale de lutte contre le sida commémorée le 1er décembre sur le thème: « Droit à la santé ».

 

Santé publique: 70 000 personnes vivent avec le VIH au CongoLa déclaration du gouvernement souligne que pour la journée de lutte contre la pandémie du sida, le pays a concentré ses priorités sur les droits liés au dépistage du VIH en milieu jeune, estimant que l’accès au dépistage du VIH au bénéfice des femmes, des filles et des adolescents constitue un droit fondamental visant à réduire le nombre de nouvelles infections dans la population sexuellement active et productive.  Parmi les 70 000 personnes vivant avec la maladie au Congo, la ministre de la Santé et de la population, qui s’est référée aux estimations de 2017, a expliqué que 73% de celles-ci ne savent pas qu’elles sont porteuses du VIH.

Aussi le ministère se propose-t-il d’organiser une campagne de dépistage du VIH au profit des filles, des jeunes et des femmes dans tous les départements du pays, à travers le Programme national de lutte contre le sida, en partenariat avec le Conseil national de lutte contre le VIH/sida. Cette campagne permettra d’avoir un meilleur accès dans tous les services de prévention et de prise en charge de la maladie.

Le but est de remobiliser les pouvoirs publics, les organisations de la société civile, le réseau national de personnes vivant avec le VIH, les confessions religieuses, les administrations ainsi que les partenaires techniques et financiers pour un soutien et des engagements solides.

A en croire la déclaration, le ministère de la Santé a pris plusieurs initiatives, en collaboration avec ses partenaires, pour anticiper le risque de la pandémie. Parmi celles-ci, figurent le lancement de l’enquête comportementale couplée à la sérologie VIH chez les professionnels du sexe ( les hommes ayant des rapports sexuels entre eux dans cinq localités du pays); la signature d’un accord pour la création d’un 3e centre de traitement ambulatoire à Owando, chef lieu du département de la Cuvette, etc.

Jacqueline Lydia Mikolo a également indiqué le Congo s’est doté des cadres stratégiques de lutte contre le VIH et le sida couvrant la période 2003 à 2018. Elle a invité la population à saisir les opportunités offertes en ce qui concerne l’accès libre aux préservatifs; la gratuité des services de dépistage anonyme et volontaire ; la disponibilité des antirétroviraux et le déploiement des unités de dépistage mobile du VIH à travers tout le pays.

Mettre fin au sida dans la région africaine d’ici à 2030

Selon le message de la directrice régionale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’Afrique lu par la Représentante de cette institution au Congo, Fatoumata Binta Tidiane Diallo, le nombre de décès liés au sida dans la région a diminué, passant de plus de 1,5 million en 2005 à environ 720 000 en 2016. C’est une première qu’en Afrique, a révélé l’OMS, plus de la moitié des personnes vivant avec le VIH ait accès au traitement contre cette pandémie. Près de quatorze millions de personnes, poursuit le message de la directrice régionale, ont eu la vie sauve avant la fin de cette année. « La région est donc sur la bonne voie pour atteindre l’objectif de mettre vingt-trois millions de personnes sous traitement d’ici à 2020. Il s’agit là d’une avancée majeure mais le droit à la santé pour tous n’est pas encore devenu une réalité. Les jeunes, les femmes restent exposés à un risque élevé de contracter le VIH », souligne le message.   

En 2016, près de 1,2 million de personnes ont contracté le VIH dans la région africaine. Selon les estimations, six millions de personnes vivant avec le VIH ne connaissent pas toujours leur statut sérologique. Près de douze millions de personnes n’ont pas accès au traitement antirétroviral et plus de la moitié des personnes sous traitement anti-VIH ont encore des niveaux détectables du virus.

 Une meilleure santé sans stigmatisation ni discrimination

La directrice générale de l’Unesco, Audrey Azoulay, a, pour sa part, invité les femmes et les hommes à parvenir au meilleur état de santé, dans son message publié à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida.  L’Unesco, a-t-elle assuré, doit garantir à tous le droit à une éducation de qualité, parce que la santé et l’éducation sont indissociables. Le lien qui les unit est au cœur du programme de développement durable à l’horizon 2030 et de la stratégie de l’Onusida 2016 à 2021.    

 

 

 

Légendes et crédits photo : 

La ministre rendant publique la déclaration du gouvernement (Adiac)

Source : adiac-congo.com

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